Indonésie, un fonds d'urgence après le tsunami

Une éruption volcanique  a provoqué un tsunami d'une extrême violence à Java et Sumatra, le samedi 22 décembre. Le bilan est à l'heure actuelle de 281 morts, de plus de 1 000 blessés, sans compter d'importantes destructions. Le Secours populaire français débloque 50 000 euros pour porter secours à 1 000 familles. Interview d'Ismaïl Hassouneh, secrétaire national du SPF.    

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À Java, des survivants du tsunami au milieu des ruines de leurs maisons, le 24 décembre, soit deux jours après la catastrophe.
Demy Sanjaya / AFP

Quelle est la situation aujourd’hui en Indonésie après le tsunami de samedi dernier ?

Ismaïl Hassouneh. « Ce tsunami intervient après une série de catastrophes qui ont meurtri l’Indonésie et en particulier sa population la plus pauvre.  De nouveau, un tsunami ébranle le pays, sur l’île de Java et Sumatra cette fois, causant la mort de plus de 280 personnes, faisant plus de 1000 blessés, et d’énormes destructions. Des familles, des enfants parmi les plus vulnérables, se retrouvent aujourd’hui sans toit au milieu des ruines de leur maison. »

Comment le Secours populaire compte-t-il agir pour porter secours aux habitants de Java et de Sumatra ?

I.H. « Le Secours populaire débloque un fonds de 50 000 euros et lance un appel à la solidarité pour porter secours à 1000 familles, soit 5000 personnes. La priorité est d’évaluer rapidement leurs besoins grâce à des équipes qui interviennent localement, de les mettre à l’abri, de leur fournir des produits de première nécessité et surtout de rendre l’eau potable grâce à la distribution de filtres. C’est la démarche mise en œuvre par le Secours populaire depuis dix ans avec ses partenaires du réseau du Sud-Est asiatique. Plusieurs missions du SPF, dont la dernière a eu lieu il y a un mois, se sont d’ailleurs rendues cette année pour des distributions alimentaires à Lombok, à l’est de Bali, et dans la province de Palu, après les derniers tsunamis et tremblements de terre qui ont récemment frappé ces deux régions. Une autre distribution est prévue à Palu en janvier prochain. Pour Java et Sumatra, les conditions d’accès aux lieux du drame seront facilitées grâce à leur proximité avec Jakarta, la capitale indonésienne. »

Cette aide d’urgence sera-t-elle suivie d’un accompagnement durable  ?

I.H. « Oui, tout à fait et c’est déjà le cas depuis les catastrophes précédentes. Par ailleurs, le projet de construction de deux écoles, respectivement à Palu et à Lombok, est à l’étude. Nous aurons l’occasion d’affiner ce sujet avec notre partenaire local Mirasol, membre du réseau du Sud-Est asiatique, qui sera à Paris mercredi. »

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