A Reims, un marché de Noël solidaire [Archivé]

A Reims, au siège de la fédération de la Marne du Secours populaire, une salle a été transformée en caverne d’Ali baba. Sur toutes les étagères ont été disposées des centaines de jouets, de jeux de société, de poupées ou de camions de pompiers.

A Reims, les parents aidés par le Secours populaire ont pu choisir des jouets neufs, moyennant une petite participation financière.
Pascal Montary

Les bénévoles organisent pendant 6 jours un marché de Noël pour que les personnes aidées puissent acheter de quoi gâter leurs enfants. Selon l’enquête sur les conditions de vie de l’Insee, près de 1 Français sur 10 n’a pas les moyens de faire un quelconque cadeau de toute l’année.

« Ils sont beaux et pas chers », précise Françoise, qui s’occupe toute l’année de garnir la hotte du Père Noël vert de Reims. Les prix vont de 1 à 6 euros. « Il y a un lot par enfant et nous faisons en sorte que le dernier parent à passer ait autant de choix que le premier », précise Françoise.

Des centaines de jouets pour tous

Plusieurs centaines de pères et de mères de famille se rendent à ce marché de Noël afin de choisir parmi les très nombreux jouets neufs préparés avec amour par l’équipe des lutins du Père Noël vert.

Les femmes seules sont les plus nombreuses. Au plan national, 1 million de femmes assumeraient seules l’éducation de leurs enfants en ayant un travail dont les revenus ne leur permettent pas de sortir de la pauvreté, selon les statistiques de l’Insee.

Grande, blonde, arborant un piercing au-dessus de de la lèvre, Vanessa est venue chercher une voiture de course en Lego pour son fils de 2 ans et un nécessaire de création pour sa fille de 4 ans. « C’est le cadeau surprise. Celui qui va marquer le coup. Sinon c’est impossible, les jouets dans le commerce sont trop chers pour mon budget », dit-elle en rangeant ses emplettes.

Vanessa a hâte de retrouver du travail

Cette jeune femme de 29 ans vit du RSA. Seule, elle a préféré s’arrêter de travailler pour s’occuper de son fils jusqu’à ce que celui-ci entre en maternelle. Dans un an, elle cherchera un poste dans le secteur de la boulangerie, qu’elle connait bien. « J’ai hâte parce que c’est énervant de rester enfermer toute la journée chez soi, à passer d’une tâche domestique à une autre. »

Elle se projette déjà rentrant de sa journée de travail, fière et contente de retrouver ses enfants, leur racontant sa journée à la boulangerie. En attendant, elle va profiter de bonnes fêtes de fin d’année grâce au coup de pouce du Père Noël vert.

Pas d’action sans don !

Votre soutien financier nous permettra d’apporter une solidarité concrète aux victimes. L’ampleur de l’aide dépendra des fonds que nous réussirons à collecter.

Mots-clés