À Haïti, les enfants reprennent le chemin de l'école [Archivé]

Depuis 2011 le Secours populaire français d’Ile-de-France et ses partenaires Concert Action et Inter-aide interviennent à Haïti auprès des écoles afin d’améliorer la qualité de l’enseignement. Ce projet fait suite aux actions menées juste après le séisme de 2010.

 

Depuis 2011, le SPF soutient des projets éducatifs à Haïti
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« Le système scolaire d’Haïti est en souffrance. Peu de moyens, des enseignants trop peu formés et des écoliers qui ne viennent pas tous les jours en période de récoltes. Dans certaines écoles, un maître pour une ou deux classes. Face à cette situation, nous avons accompagné notre partenaire Concert Action qui avait pour ambition de permettre à tous les enfants, garçons et filles, d’achever un cycle complet d’études primaires dans une zone rurale très isolée. » explique Abdelasem Ghazi, le secrétaire général de la fédération de Paris. Avec un projet de construction et de réhabilitation de 23 écoles, le Secours populaire de Paris, de Seine-et-Marne, le comité du Livre et le Conseil de région Ile-de-France mettent au cœur de leur projet en Haïti, l’éducation. Un premier projet a été porté dès 2011 sur la région de Petit-Goâve ayant permis la reconstruction de 5 écoles. Initié en 2014, et renforcé en 2016 après le passage de l’ouragan Matthew un second programme d’appui à la scolarisation a vu le jour dans la commune de Côtes-de-Fer, zone montagneuse du sud-est du pays. Avec cinq premières écoles reconstruites, le SPF a déjà permis à près de 2 000 élèves de retourner sur les bancs de l’école. La poursuite du programme concerne 11 écoles et doit s’achever en 2020. Fin janvier, une mission conduite par Abdelsem Ghazi, secrétaire général de la fédération s’est rendue sur place pour faire un point d’étape du projet.

Garantir la réussite scolaire

Durant les trois jours de sur place, Jean Guilvout responsable de la solidarité mondiale à Paris et Abdelsem Ghazi ont rencontré les partenaires et les équipes pédagogiques des établissements scolaires. La visite de l’école nationale de Massacre, située dans la zone communale d’Amazone et qui accueille depuis décembre 2018, 156 élèves a permis d’évaluer le travail réalisé par les équipes techniques et pédagogiques.Les objectifs que se fixe le Secours populaire français vont bien au-delà de l’aspect matériel. Reconstruire des bâtiments aux normes antisismiques est important mais n’est pas suffisant pour garantir la réussite scolaire des élèves : « aujourd’hui offrir de bonnes conditions d’études aux enfants haïtiens est fondamental. L’avenir et le développement économique de ce pays, passera par un renforcement quantitatif et qualitatif du système éducatif. », souligne Abdelsem Ghazi.

Augmenter la présence des élèves

C’est pourquoi l’enjeu principal du projet est de consolider le taux de scolarisation des élèves. Pour y parvenir, il faut que les trois acteurs principaux, le SPF, Concert Action et Inter-Aide puissent s’appuyer sur les équipes enseignantes et les parents. À terme, d’ici 2020, ce seront plus de 2 500 enfants qui bénéficieront durablement d’une scolarisation en primaire. Les parents sont sensibilisés sur l’importance d’une présence régulière des enfants à l’école. Un des enjeux du programme est en effet d’augmenter la présence journalière des élèves, qui en moyenne sont absents parfois un tiers de l’année. Absentéisme dû aux activités agricoles des familles, qui bien souvent font appel aux enfants pour les aider lors des récoltes. Pour répondre aux exigences qualitatives de l’enseignement, des formations sont également dispensées aux professeurs. En 2017, 320 maîtres ont été formés.

 

 

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