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Repas variés

La précarité gagne du terrain. Nous voyons de plus en plus de gens qui, bien qu'ils travaillent, ont des fins de mois difficiles et des personnes qui demandent des colis d'urgence. Quand ils ont droit aux « chéquiers produits », les bénéficiaires payent 11 euros et reçoivent un panier d'une valeur d'environ 60 euros. Heureusement, notre comité est aidé par deux supermarchés qui nous donnent du lait, des fruits, des légumes... Cela permet de compléter les colis et d'améliorer l'équilibre alimentaire. Parce que c'est bien beau le slogan : « Mangez au moins cinq fruits et légumes par jour », mais encore faut-il pouvoir ! Grâce à ce soutien, on peut aussi varier les repas car certains bénéficiaires se plaignent que le contenu des colis est trop répétitif. On les comprend mais, en même temps, on fait avec ce qu'on nous donne.

Michel Houzet, responsable du comité SPF de Lomme.

Tension

Depuis quelques mois, nous devons faire face à une situation difficile. Conjuguée à la baisse du pouvoir d'achat, la hausse des prix de l'alimentaire a un effet sur la quantité et la qualité de nos collectes. En moyenne, nous récoltons entre 500 et 550 kilos de produits d'épicerie contre 650 kilos en 2006. Résultat, nous manquons d'huile et de pâtes mais également de produits d'hygiène corporelle. Les gens ne donnent plus de gâteaux et très peu de produits pour les bébés. Afin d'équilibrer les pertes, il serait nécessaire d'organiser davantage d'opérations, mais là, nous manquons de bras. Il nous faudrait 30 à 50 bénévoles de plus, prêts à donner quelques heures de leur temps, pour assurer des collectes toute l'année. Avis aux bonnes volontés !

Joëlle Trempont, responsable de la collecte alimentaire au SPF de Paris.

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