A Bordeaux, on embarque pour le Don’actions
Ce lundi 9 mars 2026, Solange, Chimène, Jocelyne et Lorette sont présentes au restaurant d’entreprise du Grand port maritime de Bordeaux pour diffuser des carnets de Don ’actions. Venues à la rencontre des salariés de la société sur leur temps de repas, elles savent qu’il faudra être rapide pour convaincre car ils n’ont que 45 minutes de pause. Mais c’est la troisième opération sur ce site et elles savent comment faire. Avec l’objectif de faire plus que l’an passé, la motivation est au rendez-vous.
Situé dans le quartier Bacalan de Bordeaux, le Grand port maritime de Bordeaux longe l’estuaire de la Gironde ainsi que la Garonne. Septième port d’État français, il s’étend sur une centaine de kilomètres et accueille 353 salariés. Partenaire du Secours populaire depuis trois ans, l’établissement public invite les bénévoles de l’antenne du Pavillon Bleu implantée à proximité du site. Comme à chaque fois, une table et un espace dédié au Secours populaire permettent à l’équipe de bénévoles de s’installer. Le but : proposer aux salariés, une fois leur repas terminé, de participer à la campagne de collecte nationale du Don’actions.
Accompagnées d’Elsa, responsable de la communication et des événements, Solange, Chimène, Jocelyne et Lorette sont prêtes dès 11 heures 30 pour l’arrivée des premiers groupes. Au préalable, Elsa a tenu à faire un petit brief à l’équipe sur la façon de remplir les infos dans les carnets ; elle a même réalisé pour chacune une petite tablette reprenant toutes les étapes à réaliser. Elle rappelle également qu’il ne faut pas oublier de proposer un reçu fiscal dès que l’on diffuse pour 8 euros de tickets.
Chimène et Lorette, très motivées, n’hésitent pas à interpeller les salariés. « Bonjour ! Nous sommes le Secours populaire, nous sommes là aujourd’hui pour vous proposer des tickets de Don’actions. C’est une tombola qui vous permet de gagner des lots mais surtout cela permet au Secours populaire d’avoir plus de moyens pour agir ». Un discours bien rodé et efficace qui fait s’arrêter de nombreuses personnes. Comme nous l’expliquent les bénévoles, on sait que les gens sont pressés et qu’ils n’ont que peu de temps, c’est pourquoi il faut « tout dire en un minimum de temps ».
Magasinier au sein de la société, Julien prend un carnet entier ; pour lui, aider le Secours populaire est une tradition familiale. « Mon père était bénévole à Rodez dans l’Aveyron et, quand il est décédé, nous avons donné tout ce qu’il y avait dans sa maison au Secours populaire. Pour moi, le Secours populaire est une association qui fait de belles choses et qu’il faut soutenir ». Comme lui, toutes les personnes qui prennent le temps de s’arrêter connaissent le Secours populaire. Assistante de direction, cette femme connaît le monde associatif. Selon elle « sans les associations, la société serait en grande difficulté car celles-ci jouent un rôle essentiel. Il faut les aider financièrement, surtout que la pauvreté ne cesse d’augmenter. La misère gagne du terrain »
Durant une heure et demie, des techniciens, des agents d’entretien, des informaticiens, des secrétaires et même le directeur général ont pris quelques minutes pour s’arrêter et discuter avec les bénévoles. Tous ont soutenu la campagne, certain en prenant deux tickets, d’autres un carnet entier mais à chaque fois, l’envie d’aider était au rendez-vous. Certains font même un don sans prendre de tickets, avec juste le souhait de soutenir l’association. Chacun repart avec le dépliant de présentation du Secours populaire en Gironde, l’idée étant de recruter aussi des bénévoles et de développer la solidarité.

Si les salariés semblent si disponibles ce jour-là, c’est certes qu’ils connaissent le Secours populaire, mais cela est aussi dû au travail réalisé en amont par l’équipe communication de la société, et plus particulièrement celui de Julie Gastou, gestionnaire de communication interne du Grand port maritime de Bordeaux qui, une semaine auparavant, a envoyé des mails à tous les salariés pour leur annoncer la venue du Secours populaire. Elle a, de plus, réalisé une vidéo sur le Don’actions qui est passée en boucle sur toutes les télé du site. « Avec le Secours populaire nous sommes partenaires depuis trois ans maintenant et les choses se passent bien. Par ailleurs, une demi-heure avant l’arrivée des bénévoles, j’ai renvoyé un mail de rappel à tout le monde. Nous avons le souci de nous ouvrir sur des actions de solidarité et d’y impliquer nos collaborateurs.» nous explique-t-elle.
Alors que le restaurant commence à se vider et que la fin du service approche, le cuisinier en chef invite les bénévoles à se joindre à son équipe pour partager le repas. Un moment convivial où des discussions informelles se poursuivent autour de la solidarité. Au total, ce sont 376 euros qui ont été collectés, soit 20 euros de plus que l’an passé. Pour l’équipe de l’antenne du Pavillon Bleu, c’est un plus dans la campagne du Don’actions qu’elle mène depuis début janvier. Avec un objectif de 30 carnets pour la structure, les tickets se diffusent progressivement, pour l’essentiel auprès des bénévoles qui en parlent autour d’eux. Ainsi, Chimène a déjà diffusé trois carnets dans sa paroisse, à la sortie de la messe.
Cette initiative au Grand port maritime de Bordeaux s’inscrit dans un planning de collecte bien précis. En effet, les actions autour du Don’actions ont lieu dans l’ensemble de la Gironde et cela durant les trois mois de la campagne. Avec 2000 carnets commandés pour la fédération, les initiatives s’enchaînent : collecte sur le marché des Chartrons en plein cœur de Bordeaux, vente lors d’une réunion intersyndicale, diffusion au sein de l’entreprise AIA et, dans quelques jours, à l’entrée de la salle de spectacle Arena. A cela, il faut aussi ajouter les initiatives impulsées dans les comités et antennes du département qui ne sont pas encore recensées. Et même si le tirage national est programmé pour le 27 mars, les équipes ne lâchent rien et seront mobilisées jusqu’au bout.