Une fête pour les migrants et réfugiés du Val-d'Oise

Le 21 décembre 2017, les bénévoles du Secours populaire du Val-d’Oise ont convié des demandeurs d’asile du centre d’hébergement de Saint-Ouen-l’Aumône à un moment de fête et de partage.

Les bénévoles du Secours populaire du Val-d'Oise entourés des jeunes demandeurs d'asile du Centre d'hébergement de Saint-Ouen l'Aumône.
DR

À l’entrée du centre d’hébergement de Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d'Oise) parvient une joyeuse clameur. Les bénévoles du Secours populaire du Val-d’Oise ont investi le 21 décembre la « salle de convivialité » pour offrir un moment de partage, en cette période de fêtes, à la centaine de demandeurs d'asile accueillis dans cet établissement neuf, qui a ouvert ses portes il y a six mois.

Légèreté et complicité

« Ça fait du bien de voir des gens bienveillants. En temps normal, nous ne sommes qu’entre nous à la maison. Le quotidien est monotone », résume Khairullah, un jeune Afghan de 26 ans.

Cadeaux, guirlandes sur les murs, tables garnies de gâteaux et de friandises ... la gaieté est au rendez-vous de ce goûter festif, qui donne à voir une belle complicité entre les bénévoles et la trentaine de jeunes migrants présents ce jour-là.

Une confiance née à la faveur des cours de français, dispensés deux jours par semaine au sein du centre d'hébergement par douze bénévoles du SPF. L'idée a été initiée par Patrick Paskiewiez, le secrétaire général du SPF du Val-d'Oise, qui a donné carte blanche à Francine et Claire, deux enseignantes bénévoles.

Des moments d'oubli

« Je suis profondément remuée par le sort fait aux migrants et aux réfugiés. Au lieu de rester seule à pleurer chez moi, j’ai décidé d’agir en faisant ce que je sais faire le mieux : donner des cours. La rencontre avec Patrick Paskiewiez a été déterminante dans ce projet que nous avons longtemps mûri », raconte Claire, professeure d’allemand à la retraite. Un projet qui semble avoir déjà porté ses fruits chez les migrants, dont certains, au bout de quelques mois de cours, parviennent déjà à formuler leurs pensées dans un français courant.

« Les cours de français et les fêtes, ce sont des moments d'oubli de l'angoisse liée à l'attente de nos papiers », confie Ibrahim, Soudanais de 25 ans, en ajustant le bonnet et l'écharpe qu'il vient de recevoir en cadeau.

La centaine de réfugiés et de migrants du centre pourront continuer à compter sur les bénévoles du Secours populaire du Val-d'Oise, qui organiseront pour eux, le 1er février, une sortie en car au château de Versailles.