Trois villages copains du Monde en Guadeloupe

Du 9 au 23 juillet, 180 enfants victimes des ouragans Irma et Maria ont séjourné en Guadeloupe. Des villages copains du Monde aux couleurs de la fête et de la solidarité.

C'est en Guadeloupe que 180 enfants ont participé à trois villages copains du Monde.
Jean-marie Rayapen

Venus de Dominique, de Martinique, de Saint-Martin, de Guyane, d’Haïti et de Guadeloupe, les enfants âgés de 8 à 12 ans étaient répartis sur trois sites distincts de l’Ile. « Etant tous victimes des ouragans dévastateurs de septembre dernier, nous voulions avec ces villages leur offrir de belles vacances solidaires. Durant une semaine ils ont pu se détendre, s’amuser et faire de nombreuses découvertes. Des séjours destinés à faire vivre la démarche d’éducation populaire portée par le Secours populaire français depuis toujours », explique Marie-Françoise Thull, secrétaire générale de la fédération de la Moselle et membre de la délégation sur place. Le premier groupe était hébergé à Port-Louis, le second à la Caféière et le troisième à Point-à-Pitre dans les locaux du Creps. Organisées par le Secours populaire et deux de ses partenaires dans cette partie du monde, l’association Caribéenne de solidarité et Soleil d’Or, ces vacances solidaires ont reçu le soutien de la Fondation de France, de la préfecture de Guadeloupe, du conseil départemental et régional de Guadeloupe.

Sensibilisation aux premiers secours

Invités par les Francas et les Céméa deux mouvements d’éducation populaire, les enfants ont bénéficié d’activités riches et variées. Ils se sont beaucoup amusés grâce à l’organisation de différents ateliers : tournois de foot, bains de mer, danses, jeux sur des structures gonflables, cours de cuisine… Les enfants ont été sensibilisés aux alertes cyclones et aux gestes de premiers secours, grâce à une intervention des pompiers de la caserne de Point-à-Pitre. Des visites dédiées au respect de l’environnement ont également été proposées. L’importance de la protection de la mangrove ayant été rappelée. Lors de rencontres interculturelles les enfants guadeloupéens ont fait découvrir à tous les participants une spécialité culinaire de leur île, le bébélé un plat traditionnel de la Guadeloupe.

Prendre le temps de penser à autre chose

Temps fort des villages, le 20 juillet lors d'une journée inter-séjours, avec les 180 enfants réunis au Creps de Port-Louis. Rudia originaire de Saint-Martin, se souvient de l’ouragan. « Cela a été très difficile, j’ai eu très peur. Ici j’oublie un peu mes soucis. Je suis avec d’autres enfants et l’on s’amuse. ». Quant à Raïna d’Haïti, « Elle se dit heureuse d’être ici et de se faire plein de nouvelles amies. Et puis je trouve que la Guadeloupe est un très beau pays. ». Pour Prisque Navin, la présidente de l’association Caribéenne de solidarité « Ce premier village copain du Monde a vraiment été une belle expérience. Offrir du réconfort à ces enfants qui ont vécu des drames terribles, était important. Certains ont tout perdu et ne sont toujours pas relogés. Ici, ils ont pris le temps de penser à autre chose. Ils ont aussi appris le partage et la solidarité. C’était fabuleux, et j’espère que nous recommencerons l’année prochaine. ».Ici, les enfants parlaient créole, anglais et français mais surtout, comme l’ont dit les animateurs, les enfants parlaient un langage universel, celui du cœur et de la solidarité.

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