Toujours aux côtés des migrants et des réfugiés [Archivé]

Dans le contexte actuel, le Secours populaire français, agréé d’éducation populaire et reconnu d’utilité publique, réaffirme haut et fort que sa mission est d’apporter une aide inconditionnelle à toute personne en situation de détresse, quels que soient son pays d’origine, sa situation ou son statut. A Calais, à Paris, dans les Alpes-Maritimes, en Auvergne..., le SPF les accueille depuis de nombreuses années : témoignages.

Ensemble agissons auprès des millions de migrants et réfugiés qui fuient la faim, les catastrophes, les conflits armés, les persécutions.

Jamais, jamais, je ne retournerai en Erythrée. Tout est préférable à la vie qu’on nous fait mener là-bas.

Sara, 19 ans,
est arrivée à Calais après 7 mois d’exode. Elle vit désormais en Suède.

 

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Tous les canots sont surchargés et prennent l’eau, tous. Pour ne pas tomber à la mer, j’étais obligé d’appuyer une jambe sur la tête d’un gars… La nuit, par flash, j’entends encore ses cris de douleur.

Aboubakar, 16 ans,
mineur aidé par le SPF de Caen et Médecins du monde.
Le passage de la Méditerranée continue de le hanter.

 

 

 

 

 

Nous sommes tombés en panne de moteur sur la mer Egée (…) durant 4 heures. (…) En Hongrie, nous avons été transférés dans une prison durant 10 jours. (…) J’ai eu le bras cassé par des coups de matraque car je refusais de donner mes empreintes digitales. Si j’avais accepté, j’aurais été obligé d’avoir le statut de réfugié hongrois, de rester sur place. Je n’avais aucune certitude de ce qui pourrait se passer ensuite pour ma famille...

 Ali, 34 ans,
a fui l’Irak en pleine guerre civile. Avec sa femme, sa fille de 13 ans et son garçon de 6 ans, il est finalement arrivé en France, à Cergy en septembre 2015.

 

Sortie à Paris organisée par les bénévoles du SPF du Val-d'Oise pour les migrants - réfugiés, en septembre 2015.

Sortie à Paris organisée par les bénévoles du SPF du Val-d'Oise pour les migrants - réfugiés, en septembre 2015.

 

A Homs, nous avons survécu aux bombardements les plus lourds. (…) Nous subsistions quotidiennement dans la terreur. La France m’a secouru, elle m’a sauvé, moi et ma famille. Je veux à mon tour aider. Bien loin d’attendre une allocation pour vivre, je veux être actif au plus tôt.

 Tarik, Syrien de 38 ans, était médecin anesthésiste à l’hôpital de Homs. Il a trois filles.

 

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Je suis arrivé de République démocratique du Congo à l’âge de 17 ans, en 2015. Cela a été très dur d’obtenir mon statut de réfugié. Devenu majeur, je n’ai plus perçu aucune aide sociale. Je suis encore à l’école, mais je n’ai plus de ressources. Heureusement que je suis hébergé par une amie et j’ai le soutien d’associations. Mon énergie, je la consacre à trouver des stages et des petits boulots pour les vacances et les week-ends. Ce n’est pas facile. J’aimerais aller au cinéma et faire du sport, comme tous les garçons et les filles de mon âge.

Darliche, 19 ans, vit à Caen.

 

 

Originaire de Guinée, je suis arrivé dans les Alpes-de-Haute Provence il y a bientôt un an. (…) Les bénévoles du SPF de Digne-les-Bains (…) nous ont offert des vêtements et un accueil chaleureux. J’ai rapidement proposé mon aide au Secours populaire, je souhaitais me rendre utile à mon tour en participant aux distributions alimentaires.

 Boubacar Sylla, bénévole dans les Alpes-de-Haute-Provence.

 

Boubacar Sylla, bénévole du SPF des Alpes-de-Haute-Provence. A participé aux Assises nationales et européennes de la solidarité à Bordeaux, en novembre 2017.

Boubacar Sylla, bénévole du SPF des Alpes-de-Haute-Provence. A participé aux Assises nationales et européennes de la solidarité à Bordeaux, en novembre 2017.

 

(*) Témoignages recueillis par des bénévoles du SPF ou Olivier Vilain, sauf celui de Boubacar Sylla (Anne-Marie Cousin).

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