"Aux Philippines, les besoins sont immenses" [Archivé]

Le Secours populaire français a débloqué un fonds d'urgence de 50 000 euros et lance un appel aux dons, après la tempête tropicale qui a balayé la semaine dernière le sud des Philippines. Ismaïl Hassouneh, secrétaire national du Secours populaire, rend compte de la démarche de l'association pour venir en aide aux enfants et familles qui ont tout perdu.

Des habitants submergés par les eaux après le passage de la tempête Tembin qui a provoqué inondations et glissements de terrain.
FERDINANDH CABRERA / AFP

Quelle est aujourd'hui la situation dans le sud des Philippines, une semaine après le passage de la tempête Tembin ?

Ismaïl Hassouneh. Notre partenaire philippin Mirasol Outreach Foundation Inc., avec qui nous sommes en contact étroit, a envoyé une mission d'évaluation sur l'île de Mindao, qui a été la plus douloureusement touchée. Des centaines de personnes sont mortes et des centaines de milliers d'habitants ont dû tout quitter, leurs maisons ayant été submergées par les eaux. Les besoins sont immenses.

Comment le Secours populaire compte-t-il agir ?

I.H. Le Secours populaire, dès le 24 décembre, a décidé de débloquer un  fonds de 50 000 euros pour apporter une aide de première nécessité à 1000 familles qui ont tout perdu. Il espère un élan de générosité pour pouvoir inscrire cette aide dans la durée. Notre engagement aux côtés de la Fondation Mirasol, depuis le typhon Hayan en 2013, nous permet aujourd'hui d'être réactifs et efficaces dans notre action.

Quel est le bilan des actions engagées après le passage du typhon Hayan en 2013 ?

I.H. En 2013, après l'aide d'urgence matérielle, alimentaire et médicale apportée sur l’Ile de Busuanga, l'une des plus pauvres de l'archipel, le Secours populaire s'est engagé dans une démarche de reconstruction aux côtés des habitants, en finançant notamment la construction et l’équipement d’un centre de formation à l’artisanat pour les femmes. Nous avons aussi financé la première école reconstruite sur l’archipel, aux normes anticycloniques et baptisée « École copain du monde », pour 600 enfants. Des petits philippins ont par ailleurs été accueillis dans les Villages copain du Monde. Notre but est de pouvoir, de la même façon, accompagner la reconstruction et la réhabilitation pour réparer les dommages causés par cette nouvelle tempête meurtrière, en privilégiant des projets liés à l'eau et à son traitement, une problématique qui est déterminante dans le quotidien de ces habitants meurtris par des désordres climatiques chroniques. Seule la solidarité à l'échelle mondiale peut répondre à ce défi.

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