Solidarité avec le Proche et le Moyen-Orient

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A Sidon, une ville côtière du sud Liban, des frappes aériennes israéliennes ont détruit un quartier résidentiel. ©MahmoudZayyat/AFP

Face à la guerre qui frappe le Proche et le Moyen-Orient, le Secours populaire français appelle aux dons et réaffirme sa solidarité totale avec les populations civiles, qui paient le prix le plus lourd des conflits en particulier des femmes et des enfants. Leur droit à vivre en sécurité doit rester au coeur de toutes les mobilisations.

Dans plusieurs pays du Proche et du Moyen-Orient, la guerre ravage à nouveau des régions entières, avec un risque réel d’escalade qui menace d’embraser davantage la région. Comme toujours, les populations civiles sont les premières et les plus durement touchées. Femmes, enfants, personnes âgées, familles déjà fragilisées subissent les bombardements, les déplacements forcés, la pénurie d’eau, de nourriture, de soins et de protection. Derrière chaque crise, ce sont des millions de vies bouleversées.

Une nouvelle génération grandit dans la guerre. Pour ces enfants et ces jeunes, le conflit n’est pas une parenthèse : c’est la seule réalité qu’ils aient connue. Grandir dans la peur, l’instabilité et la perte façonne durablement les trajectoires de vie et hypothèque l’avenir de toute une région.

Sur le terrain, les partenaires du Secours populaire partenaires sont en première ligne. Engagés auprès des communautés, ils agissent dans des conditions extrêmement difficiles, parfois au péril de leur propre sécurité. Eux aussi sont touchés à titre personnel par la guerre : leurs proches, leurs maisons, leurs villages sont affectés. Pourtant, ils continuent d’intervenir chaque jour pour répondre aux besoins les plus urgents.

Au Liban, DPNA, partenaire du Secours populaire, a été confronté à l’évacuation soudaine de près de 80 villages, vidés de leurs habitants du jour au lendemain. Une aide de 100 000 euros vient d’être débloquée pour agir immédiatement. Des milliers de familles ont dû fuir sans préparation, abandonnant leurs biens et leurs repères, accueillies dans des écoles transformées en abris de fortune. Les enfants vivent dans des salles de classe devenues lieux de survie.

Dans les territoires palestiniens, les partenaires du Secours populaire – BASR, qui vise à faire des soins de santé un droit universel, accessible à tous, sans discrimination – PMRS et HDI P font face à une escalade redoublée de violence à Gaza, dépourvue de tout et où la population est déjà soumise à conditions de survie à la limite du possible et en Cisjordanie où les communautés sont soumises à la violence quotidienne sur leurs terres. 

Cette situation est d’autant plus éprouvante qu’elle survient pendant le mois du Ramadan, période de spiritualité, de partage et de solidarité. Pour de nombreuses familles déplacées, ce temps qui devrait être synonyme de rassemblement se déroule dans l’exil, l’angoisse et l’incertitude du lendemain.

Aujourd’hui, il est indispensable de renforcer le soutien à ces partenaires. Leur capacité d’action dépend directement des moyens qui leur sont accordés. Soutenir les partenaires du Secours populaire, c’est permettre une aide rapide, adaptée et respectueuse des réalités locales. C’est garantir que les réponses correspondent aux besoins exprimés par les populations elles-mêmes. Il est urgent de collecter des moyens financiers pour répondre et se préparer à répondre à des situations dont on ne mesure pas encore l’ampleur des conséquences.