Séisme au Teil, un an de mobilisation

Le 11 novembre 2019, un séisme  d’une magnitude de 5, 4 sur l’échelle de Richter frappait l’Ardèche. Au Teil, on recensait alors 800 maisons détruites et endommagées. Aujourd’hui, 12 mois après, le comité du Teil soutient toujours les familles en attente de relogement.

 

Bien que n'ayant plus de local, le SPF du Teil a organisé la solidarité auprès des sinistrés.
SPF/07

« Aujourd’hui, un an après la catastrophe qui a ébranlé notre ville du Teil, 75 % des dossiers des familles sinistrées ne sont pas réglés », raconte Michel Méjean, bénévole au comité du Teil. Les douze mois écoulés n’ont en rien effacé les stigmates de ce terrible drame, le 11 novembre dernier. Maisons détruites, fissurées, bâtiments publics inutilisables… Au total on recense encore des centaines de sinistrés qui n’on toujours pas retrouvé de logement, même si personne n’est à la rue comme le précise Michel. Certains sont hébergés dans la famille et d’autres en mobile-home. Beaucoup vivent dans une maison qui n’est pas la leur, avec des meubles qui ne sont pas les leurs. Des conditions de vie incertaines qui ont de lourdes conséquences sur le moral. Dès le lendemain du tremblement de terre, la solidarité s’est mise en marche, alors que le local du SPF était officiellement hors d’usage. Aidés par un habitant qui a mis un entrepôt à la disposition de l’association, les bénévoles ont pu s’organiser, permettant ainsi à la solidarité de se déployer : opérations de nettoyage et de déblaiement, accompagnement des familles hébergées dans les gymnases, distributions d’électroménager, suivi administratif… autant d’actions qui ont aidé les familles à traverser cette terrible épreuve. En quelques semaines, ce sont plusieurs tonnes de matériel qui sont distribuées.

Un provisoire qui dure

Dans les semaines qui suivent, les premiers chantiers démarrent. Même si de nombreuses habitations doivent être démolies, car considérées comme inhabitables, des travaux de réhabilitation s’engagent dans certains quartiers. Malheureusement, le 17 mars, le confinement s’impose au Teil comme sur l’ensemble du territoire. Tous les travaux sont stoppés net et les entreprises de BTP ferment. Le découragement se lit sur les visages des sinistrés. Le provisoire des campings municipaux sera plus long que prévu. Idem pour les enfants qui comprennent que l’Algeco qui les accueille est là pour toute l’année scolaire. Mais grâce au Secours populaire, des instants de bonheur viennent égayer ces jours sombres. Ainsi, le 4 mars, soit deux semaines avant l’annonce du confinement, 150 enfants et parents de familles sinistrées du Teil ont pu passer une journée à Disneyland Paris. Accompagnés par 50 enfants de pompiers et leurs mères, ils ont passé une journée inoubliable. Ophélie, venue avec ses deux enfants Allison et Lorenzo, est heureuse d’être là, même si le ciel est couvert ce jour-là : « Cette journée nous éloigne des soucis et moi ça me fait du bien.»

Les sinistrés du Teil prennent le large chez Disney

Le 4 mars 2020, les familles sinistrées du Teil ont passé une journée "magique".

Un Noël solidaire malgré tout

Un an après ce tremblement de terre extrêmement violent, les sinistrés n’ont pas fini de remonter la pente. Aux situations matérielles extrêmement difficiles s’est ajouté un confinement en mars et un reconfinement il y a quelques semaines. Même si les travaux se poursuivent, il faudra encore de nombreux mois pour que les familles puissent réellement tourner la page et reprendre une vie normale. Pour l’heure, les bénévoles du comité du Teil réfléchissent à l’édition 2020 de leur campagne de Noël. Bien que la situation soit inédite et très complexe, des projets se mettent malgré tout en place. Certes, le traditionnel réveillon solidaire organisé tous les ans n’aura pas lieu, mais la préparation de colis festifs commence déjà à s’organiser avec l’idée de faire du portage à domicile pour les personnes isolées et âgées qui ne pourront pas se déplacer. Pour les autres, la distribution devrait se faire sur rendez-vous. 

Pas d’action sans don !

Votre soutien financier nous permettra d’apporter une solidarité concrète aux victimes. L’ampleur de l’aide dépendra des fonds que nous réussirons à collecter.

Sans les bénévoles, rien n’est possible !

C’est grâce à la mobilisation de dizaines de milliers de bénévoles que le Secours populaire peut mener ses actions. Vous pouvez nous rejoindre :

Mots-clés