Philippines, pays à reconstruire [Archivé]

Le docteur Ismaïl Hassouneh, secrétaire national du Secours populaire revient sur la catastrophe qui a ravagé les Philippines. Et évoque l’avenir.

Affiche de l'urgence Philippines suite au passage du typhon Haiyan.
Secours populaire français

La réaction du Secours populaire a été immédiate, aussitôt connu le drame qui frappe les Philippines. Quelles actions a- t-il entreprises ?

Ismaïl Hassouneh : Un appel aux dons a été lancé. Puis le SPF s’est mis en contact avec ses partenaires de la région, avec qui il travaille depuis des années. La fondation indonésienne Renata a été chargée, dès le drame connu, de l’évaluation sur le terrain, avec le réseau des associations philippines. S’y ajoute une aide, sur le terrain, en produits de première nécessité. Ce n’est pas facile car presque tout a été détruit et le pays compte plus de 7 000 îles.

Quelle est l’étape suivante ?

Ismaïl Hassouneh : Après l’évaluation, vient le temps de la réhabilitation. Il convient de rétablir l’eau, de remettre sur pied les dispensaires, les services. Une équipe du Secours populaire se rendra sur place après son congrès national du 22 au 24 novembre pour distribuer l’aide et mettre en chantier les projets de reconstruction. Notre organisation travaille depuis de nombreuses années en Asie : nous sommes restés cinq ans après le tsunami de 2004 en Indonésie, et nous sommes présents au Japon depuis la catastrophe de Fukushima en 2011 ; nous avons déjà réalisé des dizaines de projets dans cette partie du monde et nous continuons.

Comment envisager la reconstruction aux Philippines ?

Ismaïl Hassouneh : Ce sera fort long et coûteux : plusieurs milliards d’euros seront nécessaires. Le SPF a besoin de dons financiers pour mener à bien, avec son réseau de partenaires, les autorités locales, la population, durant toute cette étape et après, les dizaines de projets dont a besoin le pays qui a été, en grande partie, dévasté.

Propos recueillis par Christian Kazandjian

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