Compte sur tes dix droits

La lecture de la Convention est assez ardue, même pour des adultes. En revanche, il est possible d’en découvrir l’essentiel au travers de quelques articles. C’est pourquoi Copain du monde planche sur dix thèmes. Dix, comme les doigts de la main. 

20090717 - Dépliant - Les droits de l'enfants Le dépliant Copain du monde des droits de l'enfant.
© SPF

En ce qui concerne la solidarité envers les enfants, les droits mentionnés ci-dessous sont une référence pour agir.

  1. L’enfant a le droit de recevoir la nourriture dont il a besoin pour se développer, d’être vêtu et logé. (article 27)
     
  2. L’enfant a le droit d’être protégé des risques qui compromettent sa santé et d’être soigné quand il est malade. (article 24)
     
  3. Tout enfant présentant un handicap physique ou mental doit recevoir un traitement adapté, une éducation et une place parmi les autres enfants. (article 23)
     
  4. L’enfant a droit à l’éducation sur la base de l’égalité des chances. L’enseignement primaire doit être obligatoire et gratuit pour tous. Des mesures appropriées doivent être prises pour que l’enseignement secondaire soit aussi accessible à tous. (article 28)

    L’éducation doit favoriser l’épanouissement de l’enfant et de ses potentialités, lui inculquer le respect des droits de l’homme et le préparer à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, respectueuse des autres, de l’égalité des sexes et de l’amitié entre les peuples. Le respect du milieu naturel doit aussi  faire partie de son éducation. (article 29)
     
  5. L’enfant a le droit de jouer, de se reposer et d’avoir des loisirs. (article 31)
     
  6. L’enfant a le droit d’accéder à l’information, au patrimoine des valeurs humaines, des œuvres, des civilisations et de pratiquer des activités artistiques et culturelles. (articles 17, 29 et 31)
     
  7. L’enfant a droit à la survie, (article 6), et à la protection en cas de guerre. (article 38)
     
  8. L’enfant doit être protégé contre « toutes formes de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle ». (article 19)
    Il doit aussi être protégé de la prostitution et de son utilisation par la pornographie. (article 34)
     
  9. L’enfant doit être protégé contre l’exploitation économique et n’être astreint à aucun travail comprenant des risques pour sa santé ou compromettant son développement et son éducation. (article 32)
     
  10. L’enfant a le droit : d’avoir une opinion sur ce qui le concerne et de l’exprimer (article 12),
    de rechercher et de diffuser des informations et des idées (article 13),
    il dispose de la liberté de pensée, de conscience et de religion (article 14), il a le droit de s’associer à d’autres enfants dans un but pacifique (article 15) et il a droit à la protection de sa vie privée, son honneur et sa réputation. (article 16)

C’est par l’affirmation de ces libertés de l’enfant que la Convention marque son écart le plus grand avec les Déclarations qui l’ont précédée. Ces droits font de lui un acteur de sa propre vie et un acteur social, sans méconnaître, bien sûr, l’importance affective et le rôle éducatif de ses parents. Mis en pratique dans la vie familiale, amicale et scolaire, ils confortent chez chaque enfant le sentiment d’être une personne à part entière.

L’action au sein de Copain du monde, qui s’appuie sur les articles 13 et 15, est la source d’une plus grande confiance en soi et d’une ouverture sur les autres qui ne manque jamais d’épanouir celles et ceux qui en font l’expérience.

Tamaya : « Ca m’a donné plus d’autonomie. Les parents ne pensaient pas qu’on y arriverait. On leur a prouvé que si. »

Vincent : « Ca fait du bien de savoir que les gens, ça les aide. On partage avec ailleurs. On a fait la collecte pour les enfants de Madagascar, il y a deux ans, et pour ceux du Niger, l’an dernier. »

Amani : « En classe, on a rencontré deux aveugles qui nous ont expliqué des choses, on a mis un bandeau sur les yeux et ça nous a aidés à comprendre. »

Judith : «  Je suis assez fière qu’on ait réussi. Dans le même temps, on s’est amusé avec les autres élèves, et on a aidé des enfants à manger. C’est génial ! »

Dossier solidaire