La Convention internationale des droits de l'enfant

La Convention internationale des droits de l'enfant a été adoptée le 20 novembre 1989 par l'Assemblée générale des Nations unies.

201511 - Congrès à Marseille Les copains du monde lors du Congrès du Secours populaire français à Marseille en novembre 2015.
© Mehdi Ouridjel

Chaque année, le 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, est l’occasion de rappeler que tous les enfants ont les mêmes droits. Hélas, c’est loin d’être le cas dans la réalité !
Les inégalités dans un même pays et celles, plus graves encore, qui existent entre les différents pays en sont la cause.
Les enfants du mouvement Copain du monde ne se satisfont pas de cette situation. En imaginant des actions solidaires et en collectant les moyens nécessaires pour les mener jusqu’au bout, ils apportent du mieux et du bonheur dans la vie d’autres enfants. Ils deviennent ainsi les acteurs des droits qu’ils ont en commun avec tous les enfants du monde.

Cette Convention est le traité international le plus ratifié en matière de droits de l'homme. Au fil de 51 articles, il définit ce que l’on appelle aussi « les droits de l’homme de l’enfant ». C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les devoirs de l’enfant n’y sont pas mentionnés, pas plus que ne figurent les devoirs des adultes dans la Déclaration des droits de l’homme, et cela  n’a jamais étonné personne.

Les droits de l’enfant grandissent les hommes

« Il importe de préparer pleinement l’enfant à avoir une vie individuelle dans la société, de l’élever dans l’esprit des idéaux proclamés dans la Charte des Nations unies, et en particulier dans un esprit de paix, de dignité, de tolérance, de liberté, d’égalité et de solidarité. » Préambule de la Convention internationale des droits de l'enfant

« L'enfant doit être élevé dans un esprit de fraternité universelle et dans le sentiment qu'il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses semblables. » Article 29 de la Convention internationale des droits de l'enfant

Ces textes ont inspiré l’affiche du 32e congrès national du Secours populaire, tenu en novembre 2009, et consacré à la solidarité pour les droits de l’enfant.

Le préambule précise aussi que les droits de l’enfant doivent être tous respectés, dans toutes les situations, et non pas quelques droits seulement.

Quatre grands principes sont au cœur de la Convention

  1. La non-discrimination : les droits concernent tous les enfants, filles et garçons, quels que soient leur milieu, leur origine, leurs parents, leur couleur, leurs opinions, leur croyance, leur pauvreté ou leur richesse...
     
  2. L’intérêt supérieur de l’enfant : tout ce qui a un impact sur les enfants doit être bénéfique pour eux et leur développement.
     
  3. La survie et le développement : la responsabilité des États est pleinement engagée. Ils doivent prendre les mesures législatives, administratives et sociales pour assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, en tenant compte des droits et devoirs de ses parents. Quand cela est nécessaire, ceux-ci doivent recevoir une aide pour jouer pleinement leur rôle.
     
  4. La participation de l’enfant : celui-ci doit avant tout connaître ses droits. Parmi ceux-ci  figurent des libertés qui accompagnent les progrès de son autonomie : avoir un avis sur ce qui le concerne et l’exprimer, donner son opinion, rechercher des informations, partager des idées, agir avec d’autres enfants...

QU'EST-CE QUE LA SOLIDARITÉ ?

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