Accès aux soins et prévention santé

Par le biais de relais-santé mis en place dans ses permanences d'accueil et à son réseau de « Médecins du Secours populaire », le SPF facilite l'accès des personnes démunies aux soins et à la prévention santé.

Aujourd’hui, un Français sur cinq retarde ses soins ou y renonce totalement. Une tendance qui se répand de plus en plus parmi les populations fragilisées par la crise (notamment 47% de chômeurs) et les étudiants dont 20% sont dépourvus de couverture maladie. Les soins dentaires et les lunettes sont les premiers postes de soins sacrifiés. L’une des causes du non-accès aux soins est souvent la méconnaissance des conditions permettant l’ouverture des droits qui reste complexe, étant donné l’imbroglio de textes législatifs et réglementaires dont les changements sont fréquents.

Dans les permanences d’accueil, de solidarité et relais santé du SPF, les personnes peuvent exposer leurs difficultés auxquelles répondent les bénévoles en se faisant tantôt les médiateurs pour permettre l’obtention de droits (tels que la Couverture Médicale Universelle), tantôt des facilitateurs en orientant les personnes vers les structures de santé adéquates. L’action des bénévoles permet également d’obtenir des tarifs préférentiels pour permettre aux personnes en difficultés de disposer d’une mutuelle complémentaire. Moins exposées aux risques liés à un soudain mauvais état de santé, ces personnes sont ainsi mieux protéger contre un des facteurs aggravants des situations de pauvreté.

Dans de nombreux départements, des accueils santé du SPF permettent de sensibiliser sur la prévention (tabagisme, contraception, bilan de santé, prévention bucco-dentaire) et le dépistage de certaines pathologies (MST, cancer du sein), sur la contraception ou encore l’équilibre alimentaire.

Pour ces actions d’accès aux soins et de prévention santé, les bénévoles s’appuient sur des réseaux de structures spécialisées et des professionnels de santé, les « Médecins du SPF ». pathologies (MST, cancer du sein), sur la contraception ou encore l’équilibre alimentaire.

Témoignage

Oui, on fait dépression nerveuse sur dépression car, chaque mois, avec le peu d’argent que l’on touche, on a peur de ne pas pouvoir tout payer. On regarde même si on peut aller chez le médecin quand on est malade car il faut payer les honoraires et cet argent va manquer pour autre chose. Effectivement cette situation rend malade. On se bourre d’antidépresseurs pour tenir le coup. Les gens ne font pas attention à nous, ils s’en moquent quand il ne nous reste que 10 euros le 15 du mois.

Anonyme