Protéger
Est de la RDC : protéger celles et ceux qui défendent les droits humains
Depuis début 2025, l’Est de la République démocratique du Congo traverse une nouvelle phase d’extrême instabilité. Les prises successives de Goma et de Bukavu par l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23) ont profondément dégradé les conditions de vie des populations civiles dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Les affrontements armés, l’insécurité chronique, les déplacements forcés de population et l’effondrement des services essentiels aggravent une crise humanitaire déjà ancrée depuis de nombreuses années. Dans certaines zones, l’accès à l’aide, aux soins et aux ressources de base est fortement limité, tandis que la peur et la violence rythment le quotidien des habitants.
Défendre les droits humains dans un contexte de violence généralisée
Dans ce contexte de conflit, les défenseur·ses des droits humains, les journalistes et les acteurs de la société civile occupent une place essentielle. Par leur travail d’information, de documentation des violations et de soutien aux communautés, ils·elles contribuent à protéger les droits fondamentaux des populations.
Mais cette action les expose directement. Depuis l’occupation de plusieurs territoires par l’AFC/M23, les menaces, les intimidations, les violences ciblées et les déplacements forcés à l’encontre de ces acteurs se multiplient. Plusieurs d’entre eux et elles ont été contraints de fuir leur lieu de vie, parfois dans l’urgence la plus totale, laissant derrière eux leurs familles, leurs réseaux et leurs moyens de subsistance.
Une mobilisation solidaire pour répondre à l’urgence
Face à cette situation, la fédération du Rhône s’est mobilisée aux côtés de ses partenaires, et notamment Agir ensemble pour les droits humains, afin d’apporter un soutien concret aux personnes les plus exposées.
En 2025, cette mobilisation conjointe a permis d’accompagner des défenseurs des droits humains en danger et leurs proches, à travers des actions de protection d’urgence : mise à l’abri hors des zones les plus dangereuses, accès à des soins médicaux, aide matérielle immédiate. Ces interventions visent à répondre aux besoins vitaux, mais aussi à permettre aux personnes soutenues de se reconstruire après des violences souvent graves.
Derrière chaque accompagnement, il y a une histoire de vie bouleversée, marquée par la peur, la perte et l’exil, mais aussi par la volonté de continuer à agir pour la justice et la dignité humaine.
Un engagement solidaire aux côtés de la société civile congolaise
Le soutien apporté s’inscrit dans une démarche de solidarité durable avec les populations congolaises et celles et ceux qui œuvrent, parfois au péril de leur vie, pour la défense des droits humains. En lien avec ses partenaires, le Secours populaire français réaffirme son engagement à soutenir la société civile locale, dans un contexte où l’espace civique est de plus en plus restreint.
Alors que la crise se prolonge et que les besoins restent immenses, la solidarité internationale demeure indispensable pour protéger les personnes les plus menacées et soutenir les populations affectées par le conflit.