Je n'arrive pas à avoir un logement et je vis dans un hôtel avec mes 3 enfants, dans une petite chambre de 8m². Je n'ai pas le droit de cuisiner, alors mes enfants n'ont jamais de nourriture chaude. Nous mangeons grâce au Secours Populaire qui m'aide un peu. Ma vie est devenue un tunnel noir.

Femme seule, 3 enfants, Paris

Je suis une maman qui a dû quitter sa ville natale afin de trouver un emploi stable pour permettre à ma fille de manger à sa faim, d'avoir une activité extrascolaire, ou bien encore pour nous offrir des vacances. Oui, à ce jour, j'ai un emploi stable. Mais quand arrive le quinze du mois et qu'il ne reste plus que quatre yaourts dans le réfrigérateur, que mon compte est dans le rouge avant le vingt, et que je ne peux pas passer assez de temps avec ma fille parce que les factures n'attendent pas, je ne me couche pas un soir sans pleurer et sans prier pour que ma fille ne ressente pas ma souffrance.

Jeune femme, seule, avec un enfant, Conflans-Sainte-Honorine

Je viens surtout l’hiver au Secours populaire, il y a du café chaud et tu peux parler, évacuer tes soucis et tes problèmes… On peut s’asseoir, bouquiner, écrire une lettre. Et j’aime beaucoup les bénévoles qui donnent de leur temps. C’est bien ici. Ils m’ont donné à manger quand j’avais faim. Et, quand on n’a rien, les bons moments, c’est le rire, l’humour, c’est vital.

Abdel, travailleur précaire, Paris

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