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Le budget est très serré. Comme aide je n’ai que l’assistance sociale. Il faut payer l’eau, l’électricité... après il reste 30 euros par semaine et là-dessus il faut payer l’essence. Pour m’en sortir, je ne mange pas ce qu’il faut tous les jours et c’est restreint pour l’habillement.

Viviane

Après avoir payé les factures, il reste peu d’argent pour les courses du mois. Maintenant je suis au chômage. C’est dur d’habiller les enfants. Le coiffeur c’est rare : une fois ou deux par an. Je ne fuis pas les obstacles, je les affronte.

C., Mère au foyer

On aimerait avoir des loisirs mais, comme on n’a pas assez d’argent alors on reste dans notre appartement au lieu de partir en vacances. Le dimanche on ne peut pas sortir car les places de cinéma sont trop chères, les spectacles et le théâtre également.

A.

Mon loyer est trop cher, 600 euros. Je suis au chômage, voyez ce qui me reste pour vivre après avoir payé l’EDF et le chauffage. Et la nourriture dans tout cela ? Le Secours populaire est le bienvenu, heureusement qu’il est là…

Danielle, au chômage, un enfant, Dijon

Je n’ai pas les moyens d’aller au cinéma et je ne pars jamais en vacances. J’ai tout supprimé et je n’ai même plus envie de sortir. Penser à moi est une expression que j’ai oublié.

Béa

Pendant une semaine, à Noirmoutier, nous avons été hébergés à l’hôtel, reçus comme des personnes normales et pas comme des petites gens. La souffrance de ceux qui étaient avec nous ne se voyait plus. Il y avait beaucoup de joie et de bonne humeur...

Alain

C’est toujours les mêmes qui partent en vacances. Ils ont de la chance, leurs parents travaillent. Nous on n’a que mamie qui est à la retraite toute seule. Quand on part, c’est qu’elle s’est débrouillée pour trouver quelque chose de pas cher.

Laura et Lisa

Les bons moments, c’est avec mes enfants. Les vacances, ça n’existe plus, c’est fini on n’en parle même pas ! A ce jour, tous les loisirs sont bannis, aucune sortie n’est possible ! MA situation me gène dans la mesure ou je ne peux satisfaire mes enfants.

Corinne

Grâce aux bénévoles du SPF, nous avons pu passer une semaine inoubliable à la mer, tous les cinq en famille. Quoi de mieux que de voir les enfants heureux ?

Sandrine

Alain, 68 ans, retraité, vit dans sa voiture à Paris, sans domicile fixe

Je vis à la rue depuis quatre ans. Après un accident grave, puis un long coma, ma vie a basculé… Je suis devenu un éternel précaire. J’étais cadre dirigeant, la transition est dure au début. Je me prive de tout. Je m’estime heureux, car les statistiques de l’espérance de vie, quand on est à la rue, c’est 49 ans : j’en ai 68… Parfois, on peut perdre espoir. Mes enfants sont en province et ne connaissent pas vraiment ma situation. Je reprends espoir en pensant à mes petits-enfants que je vais serrer bientôt dans mes bras et aux vacances que m’offre le SPF en septembre… le temps d’une semaine, reprendre des forces pour survivre.

Alain, 68 ans, retraité, vit dans sa voiture à Paris, sans domicile fixe

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