Avec l’atelier d’écriture du SPF et de l’association Lire écrire agir, je suis devenue une autre. On analyse les textes, on va jusqu’au fond des choses : j’ai appris à ne plus avoir de préjugés sur l’autre. J’ai lu Levinas, Lacan… Je ne connaissais pas tout ça, maintenant je m’éclate. Écrire, c’est être libre : cela a donné un sens à mon existence.
L’éducation populaire est aussi une revanche sur ma vie, moi qui rêvais de faire des études. Pendant des années, je ne me sentais pas capable : au SPF, on m’a donné ma chance et j’apprends à plus de 56 ans. Le jour où je fermerai les yeux, je pourrai me dire : “Putain Véro, t’as bien évolué !” 

Véronique, auxiliaire de vie et bénévole (témoignage recueilli par Fabienne Chiche pour Leurs mots pour le dire.).

Véronique : « Écrire, c’est être libre »

On ne s’intéresse pas à une explication descendante de l’œuvre, on s’occupe de ce que le groupe a en commun, des interrogations suscitées par l’œuvre. On suscite des rencontres avec les équipes artistiques. Le projet d’éducation par la culture est au cœur du projet politique du Festival. Comment les jeunes rencontrent les œuvres artistiques, comment fabriquer du sens collectivement. Que des jeunes du SpF comptent dans ce groupe, c’est naturel ; ils ont toute légitimité à en être. Ce qui nous intéresse, c’est qu’ils soient là en tant que jeunes qu’ils partagent leur expérience de festivalier, qu’ils aient leur propre parcours en tant que festivalier.
L’éducation par la culture est au cœur du projet politique du Festival. À savoir, faire en sorte que les jeunes rencontrent les œuvres artistiques, les aider à fabriquer du sens collectivement. C'est un horizon que nous espérons ouvrir pour les jeunes du SPF pendant ce festival.

Vincent Clavaud, administrateur du Centre de jeunes et de séjours aux Ceméa, partenaire historique du Festival

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