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L´Allemagne redistribue ses excédents - Canada, les moyens que justifie la faim

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L'Allemagne redistribue ses excédents

En Allemagne, la Bundesverband Deutsche Tafel fédère l'essentiel des structures caritatives coordonnant la distribution alimentaire aux personnes défavorisées, 11% des Allemands vivant sous le seuil de pauvreté. Créée en 1995, elle réunit 890 associations qu'animent plus de 50.000 bénévoles. Inspiré d'un système établi aux États-Unis, le modèle en place vise en priorité à lutter contre le gaspillage. Ainsi, il s'agit de redistribuer aux plus déshérités l'excédent produit par la société. Des surplus, des denrées dont la date de péremption approche ou à l'emballage abîmé, sont récupérés auprès de producteurs, de grandes enseignes ou de magasins d'alimentation locaux, avec lesquels des accords sont passés. Un soutien logistique (stockage, transport, matériel de cuisine...) est apporté par des collectivités territoriales que complète l'appui financier de donateurs privés ou des Églises, riches outre-Rhin. Le pays ne recourt donc pas au PEAD et l'annonce de sa fin n'a pas provoqué de tollé. Néanmoins, la Bundesverband Deutsche Tafel a soutenu les associations européennes dans leur combat et s'intéresse de plus en plus au PEAD.

Source : http://sauvonslepead.restosducoeur.org et http://lexpansion.lexpress.fr,
le 20 septembre 2011

Canada, les moyens que justifie la faim

Plus de 850.000 Canadiens ont franchi la porte d'une banque alimentaire en mars 2011. Un taux de 26 % supérieur à celui de 2008-2009, selon le Bilan-Faim des Banques alimentaires Canada. Cet organisme caritatif concerne environ 85 % des personnes n'ayant pas les moyens de se nourrir suffisamment dans le pays. En mars 2011, les banques alimentaires ont aidé 2,5% de la population, soit à peu près autant qu'en mars 2010, année record de fréquentation. Parmi les bénéficiaires, 52% n'ont que l'aide sociale pour vivre, mais 18% déclarent avoir un revenu lié à un emploi actuel ou récent, et plus de 13% un revenu d'invalidité. L'organisme constate, par ailleurs, que si la fréquentation des banques alimentaires varie avec l'économie, son embellie ne résout pas tout le problème. Il semble y avoir un seuil inférieur tenace à la demande d'aide, pointe le rapport, qui émet des recommandations détaillées pour réduire durablement le recours à l'aide alimentaire. Celles-ci concernent l'investissement public dans le logement abordable, l'amélioration de l'aide sociale, la modernisation de l'assurance-emploi et le soutien aux travailleurs défavorisés.

Source : www.banquesalimentairescanada.ca

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