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Main-d´oeuvre gratuite aux États-Unis - Bénévolat d´État au Venezuela

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Main-d'oeuvre gratuite aux États-Unis

Construire pour les Américains qui n'ont pas de quoi se loger. C'est la mission que s'est donnée Habitat pour l'humanité, une association du comté de Marshall dans l'État de l'Iowa. Après des années de sommeil, l'association s'est réorganisée en 2009. Habitat pour l'humanité réunit des étudiants bénévoles pour aider des familles dans le besoin à construire leur maison. Ainsi, Regina Owens a un travail stable, peut épargner mais n'a plus de quoi se loger avec sa fille depuis que leur mobil-home a brûlé, l'année dernière. Les prix des logements sont trop élevés. Comme à chaque fois, l'association a mis un terrain à disposition. En économisant sur la main-d'oeuvre et sur les matériaux, l'association arrive à financer la construction de la maison. À charge ensuite pour Regina de rembourser. Les paiements dont elle devra s'acquitter seront néanmoins moins élevés que si elle devait payer un loyer au prix du marché. Autre obligation : une fois relogée Regina devra aider sur d'autres chantiers.

Source : "Sand and Mountain Reporter" (6 décembre 2010)

Bénévolat d'État au Venezuela

Dans les banlieues pauvres, les comités de quartier organisent des campagnes d'alphabétisation, ouvrent des postes de santé, créent des coopératives. Ils organisent aussi des soupes populaires. Ce mouvement, né dans les années 1990, regroupait une nébuleuse d'associations d'habitants de bidonvilles, de paysans... qui s'organisaient contre la pauvreté. Avec l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez, ces comités se sont multipliés : ils seraient 34 000 aujourd'hui. Ils sont aussi devenus liés au pouvoir puisqu'ils sont censés assurer la « conscientisation » des quartiers populaires ou bien tiennent le registre des habitants, par exemple. Un comité enregistré reçoit des subventions de l'État pour réaliser ses projets. Cette multitude d'associations implique concrètement les habitants dans la mise en oeuvre des programmes sociaux : ils organisent, par exemple, l'hébergement de médecins dans le cadre d'une campagne de médecine gratuite, Barrio ardento. Mais pour certains observateurs comme le journaliste uruguayen Raúl Zibechi, ce mouvement n'est pas comparable au mouvement des sans-terre du Brésil, aux piqueteros argentins ou à la Confédération de nationalités indigènes d'Équateur : les populations les plus pauvres sont organisées, mais moins autonomes par rapport au pouvoir.

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