Une nouvelle vie pour les réfugiés [Archivé]

Une centaine de demandeurs d’asile syriens et irakiens sont accueillis à Montmorency, depuis le 15 septembre. L’action des bénévoles du Secours populaire français va leur permettre de se reconstruire petit à petit.

Les bénévoles du Secours populaire apportent leur aide à l'heure du déjeuner à une centaine de nouveaux réfugiés Syriens et Irakiens arrivés à Montmorency dans le Val-d'Oise, le 15 septembre 2015.
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Ils sont cuisiniers, chauffeurs de taxi, boulangers, juristes, infirmières… mais, surtout, ils sont épuisés. Hassim, Hamed, Lanna et la centaine de demandeurs d’asile accueillis dans la maternité désaffectée de l’hôpital de Montmorency (Val-d’Oise) ont parcourus des milliers de kilomètres depuis la Syrie et l’Irak, deux pays en proie à la guerre civile.

L’embarcation a chaviré

La petite Nour, 6 ans, et sa mère Madja, 31 ans, sont des miraculées. L’embarcation avec laquelle elles rejoignaient une île grecque a chaviré. « Entre Athènes et l’Autriche, nous ne pouvions pas dormir. Nous devions aller le plus vite possible tant que les frontières restaient ouvertes », raconte pour sa part Madjed.

Arrivés à Montmorency, les réfugiés ont été accueillis par des bénévoles de plusieurs associations, dont ceux du Secours populaire. « Après un repas et une bonne nuit de repos, ils ont établis avec nous la liste de leurs besoins. Puis, nous leur avons donné des vêtements et des kits d’hygiène comprenant du savon, des serviettes, etc. », explique Patrick Paszkiewiez, secrétaire général du SPF du Val-d’Oise.

Apprendre le français, leur priorité

Ginette, Yvette, Josseline et Olivia se démènent. Les bénévoles du SPF ont un petit mot pour chacun, jouent avec les enfants, répondent aux questions que se posent les nouveaux arrivants. « Les femmes comme les hommes veulent savoir comment apprendre le français. Avoir des livres, des cahiers, des cours pour apprendre notre langue, c’est vraiment leur priorité », note la très active Cathy, qui a rejoint le SPF la veille pour aider les réfugiés et les migrants.

Reconnaissables avec leur gilet fluorescent sur lequel apparaît le logo de l’association, Rachid et Mustafa sont venus donner de leur temps. Les deux hommes sont habituellement aidés par le SPF du Val-d’Oise. Là, ils apportent leurs compétences, notamment celle de traducteur de « 8 heures du matin à 9 heures le soir », ajoute avec enthousiasme Mustafa. Avec Manou, la troisième bénévole arabophone, ils accompagnent les réfugiés dans leurs démarches administratives.

Un grand élan de solidarité

Les bénévoles du Val-d’Oise aident des réfugiés et des migrants depuis des années, au gré des arrivées. « Depuis une semaine, nous sommes mobilisés à Montmorency et à Cergy-Pontoise auprès de 200 personnes. En plus, nous continuons d’apporter la solidarité à toute personne qui en a besoin dans le département. De ce point de vue, rien n’a changé », relève Patrick, qui fait régulièrement le tour des équipes de bénévoles.

Après les horreurs de la guerre civile, les dangers de la traversée en bateau, parfois l’hostilité d’une partie de la population des pays parcourus, les demandeurs d’asile envisagent l’espoir d’une vie meilleure. Comme Madja et sa fille Nour, ils n’ont maintenant qu’un souhait : « une vie normale, en sécurité, avec un travail et un foyer chaleureux ».


Un fonds d’urgence pour les migrants et les réfugiés
Le Secours populaire français a créé un fonds d’urgence pour les migrants et les réfugiés pour collecter les dons financiers nécessaires à l’actions de ses bénévoles (voir plus bas. Pour un don, précisez « fonds d’urgence migrants et réfugiés »).

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