Les femmes et la pauvreté [Archivé]

La vie quotidienne faite de privations est plus douloureuse pour les femmes. En attestent le baromètre pauvreté Ipsos-SPF 2013 ou les témoignages recueillis lors de la campagne pauvreté.

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Téléchargez le baromètre IPSOS/Secours populaire [1680 Ko]La septième édition du baromètre du Secours populaire sur la perception de la pauvreté par les Français et les Françaises est parue ce 5 septembre dans Convergence, le magazine du Secours populaire.

Une enquête spécifique sur les femmes et la pauvreté, notamment des mères en situation de monoparentalité

Partout, la pauvreté gagne du terrain. Et partout les femmes seules avec enfant(s) sont en première ligne, elles doivent lutter au quotidien ne serait-ce que pour tenir la tête hors de l'eau. Avoir un travail ne les met même pas à l'abri, car le plus souvent il s'agit de temps partiel non choisi, d'emplois précaires ou sous-payés. La vie devient un réel parcours du combattant, qu'elles affrontent sur fond d'éclatement de la famille. La pauvreté des enfants s'aggrave...
Le nombre de ces familles monoparentales qui s'adressent au Secours populaire, augmente de façon considérable, effrayante.

En 2012, la mobilisation des 80.000 bénévoles a permis à 2.546.140 personnes d'être accueillies et aidées dans les 1.256 permanences d'accueil, de solidarité et relais-santé du Secours populaire français. Cela représente 592.120 familles dont 201.170 familles monoparentales et 295.630 personnes seules.

A elles Paris !
Des mamans, réunies par le SPF de Bischwiller (Haut-Rhin), se sont donné les moyens de leur rêve : visiter la capitale. Rêve réalisé le 18 mai grâce, notamment, au soutien de nombreux donateurs.

Téléchargez les portraits - Huit femmes puissantes [538 Ko]

Inexorable hausse de la pauvreté

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Étienne Mercier, directeur adjoint du pôle Opinion et Recherches sociales d'Ipsos.
DR

Chaque année depuis 2009, le baromètre que nous réalisons pour le Secours populaire met en évidence la montée inexorable de la pauvreté en France. Mais cette année, cette progression s'accélère : 41% des Français déclarent en effet avoir déjà connu la précarité, soit +4 points en un an (contre 2 points par an en moyenne depuis 2009). L'enlisement de la crise semble avoir accéléré le basculement de populations fragilisées dans la pauvreté. Parmi les catégories de population qui ont déjà basculé dans la pauvreté ou qui présentent un risque de précarité accru : les femmes, et surtout celles qui sont à la tête de familles monoparentales. Plus inquiètes encore que les autres femmes, rencontrant pour beaucoup d'importantes difficultés financières, nombre de mères élevant seules leurs enfants se privent au quotidien, au risque de plonger un peu plus dans la spirale de l'exclusion sociale.Pour lutter contre ce risque de précarité aggravé, les Français considèrent qu'il faut avant tout agir sur les écarts de salaires entre hommes et femmes à poste équivalent, manifestation la plus flagrante des inégalités hommes/ femmes. Les facteurs qui contribuent à un risque accru pour les femmes de connaître la précarité restent néanmoins beaucoup plus profonds et multiples : pour faire reconnaître que l'on doit obtenir le même salaire au même poste, encore faut-il parvenir à ce poste, et pour cela surmonter les obstacles induits par une éducation toujours très différenciée entre filles et garçons, se traduisant par la valorisation de qualités, de parcours d'études, de carrière ou de parentalité très différents.

Étienne Mercier, directeur adjoint du pôle Opinion et Recherches sociales d'Ipsos

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