"La défense des droits de l'enfant doit être un combat quotidien" [Archivé]

À l'occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre, Régis Groyer, secrétaire national du Secours populaire français et chargé du mouvement Copain du monde, revient sur l’engagement  du SPF en faveur des enfants.

En 2010, lors de la Journée des oubliés des vacances, les copains du monde ont apporté leur soutien aux enfants d'Haïti.
P. Guerin

Comment le mouvement Copain du monde prépare-t-il la Journée internationale des droits de l’enfant ?

Régis Groyer. Des initiatives locales sont programmées un peu partout en France tout au long de la semaine qui suivra le dimanche 20 novembre. Elles auront pour objectifs de faire connaître les actions du mouvement Copain du monde et aussi de rappeler que tous les enfants ont les mêmes droits, qu'il indispensable de continuer à œuvrer pour les faire respecter. Tout au long de l'année les copains du monde, partout en France, agissent pour un monde plus juste et plus solidaire. C'est ce qu'ils s’attaqueront à montrer. Pour certains, ce rendez-vous permet de faire des bilans et de se projeter vers l’avenir. Dans mon département, en Indre-et-Loire, ils participeront le 19 novembre à une journée de sensibilisation sur l’enfance avec d’autres associations également mobilisées sur ce thème, comme les Francas et l’Unicef. Ils tiendront un stand où ils présenteront au public leur mouvement et évoqueront les nombreuses injustices dont les enfants sont encore trop souvent victimes. Cette année encore, les copains du monde sauront, à la faveur de cette journée, mobiliser autour d'eux pour faire en sorte que la défense des droits de l’enfant soit pour tous un engagement quotidien.

Après l'évacuation récente du camp de Calais, la question des mineurs livrés à eux-mêmes reste préoccupante. Que pensez-vous de cette situation ?

R. G. En effet, nous ne pouvons rester indifférents face à cette réalité. Les chiffres de l’Unicef, dont le dernier rapport révèle que 28 millions d’enfants sont déplacés de force par les conflits et que 20 millions d’entre eux sont poussés à migrer dans l’espoir d’une vie meilleure, sont alarmants. Ces enfants qui fuient la guerre et la misère doivent être aidés. Pour le Secours populaire et le mouvement d’enfants Copain du monde il est normal d’agir à leurs côtés. Au mois de juin, des écoliers de la Somme ont collecté des produits d’hygiène et des fournitures scolaires pour les enfants qui vivaient dans le camp de Calais. Aujourd’hui, ils poursuivent leurs actions en France, mais aussi dans les pays en guerre, comme en Syrie en envoyant des messages de solidarité. Au quotidien et à chaque fois qu’ils le peuvent, les enfants Copain du monde sont présents pour tendre la main à ceux qui souffrent.

Liens

Mots-clés