Raphäl Yem, parrain du SPF : "Les JOV, une journée de kif dans l'année"

Un enfant sur trois n’a pas accès aux vacances. Après le 15 août, ceux qui ne sont pas partis ne partiront plus. Pour réparer cette injustice, le Secours populaire français organise après le 15 août les journées des oubliés des vacances dans toute la France.

  • Du :
    19/08/17
  • au :
    23/08/17
France
Les 5000 petits Franciliens présents à Cabourg (Calvados) ont chacun reçu un livre des éditions Rue du monde.
Joël Lumien

« Et toi, tu as fait quoi pendant les vacances ? » Pour que les enfants qui ne sont pas partis aient des souvenirs à raconter, le Secours populaire organise après le 15 août les journées des oubliés des vacances (JOV). Dans toute la France, ses bénévoles permettront à 50 000 enfants et adolescents de profiter d’une journée à la mer (Gruissan Plage le 22 et 23 août), au vert (lac de Vassivière au cœur du Limousin le 24 août) ou de s’amuser dans un parc d’attractions ou animalier, comme au zoo de Cerza le 19 août, d’Amnéville le 23 août, de La Palmyre le 24 août ou de Beauval le 29 août, où un bébé panda vient de naître.

« Regardez les yeux des enfants quand ils voient la mer pour la première fois. C'est vraiment un grand jour, souligne Julien Lauprêtre, le président du Secours populaire. Lorsqu’ils partent avec le SPF, c'est tout un rêve. » Le 23 août, près de 5 000 jeunes franciliens venus des huit départements d’Ile-de-France seront les stars de la plage de Deauville. Au rythme des percussions brésiliennes, ils partageront les joies de la mer et participeront à des animations autour du cinéma.

L’accès aux vacances, l’autre inégalité

À partir du milieu des années 1990 où plus des deux tiers des Français déclaraient partir en vacances selon le Crédoc, le taux de départ en vacances diminue jusqu’à tomber à quasiment 50 % en 2008 – depuis 2011, il se redresse légèrement (60 % en 2014). Les inégalités d’accès aux vacances restent fortes : 80 % des cadres supérieurs partent en congés chaque année, contre 50 % des ouvriers.

« Un "budget vacances" pour une famille peut représenter plusieurs milliers d’euros : impossible pour la majorité des bas salaires », souligne l’Observatoire des inégalités. Et les plus pauvres ne sont pas les plus aidés, bien au contraire : «  Les plus aisés ont davantage l’occasion de bénéficier d’hébergements gratuits dans la famille ou chez des amis. »

Pour réparer cette injustice qui frappe les plus fragiles, le SPF se mobilise toute l’année et particulièrement après le 15 août pour qu’aucun enfant ne soit privé de vacances, de souvenir à raconter et d’expériences d’ailleurs à partager. « C'est vraiment un drame pour les enfants qui ne partent pas, rappelle Julien Lauprêtre. Pour eux, les vacances, c'est un autre monde. »

 

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