Aide d'urgence, réhabilitation et gestion des ressources naturelles suite au tsunami

De 2005 à 2008, le SPF d'Ile-de-France a mis en place un projet pour soutenir les communautés de pêcheurs affectées par le tsunami dans les provinces de Trang et de Krabi, en Thaïlande.

  • Mis à jour le :

En bref

Pays :
  • Thaïlande
Date projet :

En Thaïlande, le tsunami du 26 décembre 2004 a fait plus de 6000 morts et 3000 disparus. Sur la côte Sud-Ouest du pays, 308 villages de pêcheurs ont été touchés, et plus de 6000 maisons détruites ou endommagées. Dès le mois de janvier 2005, une mission du Secours Populaire Ile-de-France partait dans les provinces de Trang et Krabi, peu couvertes par l'aide internationale, pour évaluer les besoins. Les communautés de pêcheurs avaient été durement touchées par le tsunami, qui avait détruit leur habitat et leurs sources de revenus : bateaux et matériel de pêche.Le SPF d'Ile-de-France a travaillé pendant 3 ans en partenariat avec l'association Yadfon ("goutte de pluie" en Thaï). Fondée en 1985, cette organisation soutient le développement des communautés de pêcheurs et la préservation des ressources naturelles, enjeu essentiel de la qualité de vie des habitants. Dans le cadre du projet, une aide directe et indirecte a été apportée à 29 villages de la région, soit environ 25 000 personnes. Toutes les actions étaient basées sur une approche participative : dans chacun des villages d'intervention, les comités villageois ont bénéficié de formations et ont été les relais du projet. Le projet comportait trois volets :

  • L'aide d'urgence et la réhabilitation socio-économique.

La première année, l'objectif a été de soutenir les communautés afin qu'elles puissent reprendre des activités économiques : reconstruction d'habitats, fourniture de matériel pour la réparation des bateaux et la fabrication de nouveau matériel de pêche.

  • La réhabilitation environnementale et la gestion des ressources naturelles.

Les populations ont été sensibilisées au développement durable. Elles ont bénéficié de formations dont les objectifs étaient d'une part la restauration les écosystèmes touchés par le tsunami (faune et flore marine...), et d'autre part la gestion des ressources naturelles pour garantir la pérennisation des activités de pêche. Des cours d'éducation à l'environnement ont été organisés dans les villages et les écoles. Les formations abordaient en particulier le caractère indispensable de la conservation de la mangrove : victime auparavant de la déforestation pour permettre la culture intensive d'hévéas et de crevettes, la mangrove est s'est avérée être, là où elle existait encore, une barrière naturelle protectrice très efficace contre les phénomènes climatiques comme le tsunami. De plus, la mangrove abrite une faune aquatique très riche, permettant aux communautés de subvenir à leurs besoins. Suite à ces formations, les comités villageois ont organisé diverses actions de réhabilitation environnementale avec le soutien de Yadfon et du SPF : des milliers de palétuviers ont été plantés pour reconstituer la mangrove, les forêts de sagoutiers ont été replantées, et des dizaines de milliers d'alevins ont été remis à l'eau pour favoriser la reproduction des poissons.

  • Le développement de long terme.

Dans un troisième temps, le projet à consisté en soutenir la mise en place d'activités génératrices de revenus, afin de favoriser le développement local, la sécurité alimentaire et l'indépendance des populations. De nombreux projets ont vu le jour : production et vente de farine de sagou par les femmes, activités touristiques et artisanales, banques de riz, coopératives... Toutes ces activités permettent de renforcer l'autonomie et les capacités de la population à résister en cas de catastrophe naturelle.

Localisation

Mots-clés