Fin de la trêve hivernale, des familles en péril [Archivé]

Les menaces d'expulsions et de coupures d’énergie, suspendues entre le 1er novembre et le 31 mars, ressurgissent à la fin de l'hiver avec leur lot d’angoisses pour les familles pauvres. Les permanences d’accueil, de solidarité et relais santé du Secours populaire offrent des espaces d’écoute et d’aide.

Le Secours populaire accompagne les familles qui rencontrent des difficultés liées au logement et à la précarité énergétique au sein de ses permanences.
SPF/J.-M. Rayapen

Le 31 mars marque la fin de ce qu’il est convenu d’appeler la « trêve  hivernale » durant laquelle sont suspendues les expulsions et les coupures d’énergie. Pour des centaines de milliers de foyers réapparaît le spectre de menaces qui rendent plus difficile encore un quotidien fait de privations et d’angoisse. Les factures d’énergie, gonflées par la rigueur de l’hiver, s’ajoutent aux impayés. Or être expulsé de son logement signifie une perte de la plupart des droits sociaux. Quant à la coupure d’électricité ou de gaz, elle plonge les familles dans la spirale de la grande précarité.

Un relais entre bailleurs et locataires

Le Secours populaire s’est toujours attaché à prévenir les effets de cette catastrophe annoncée dont l’issue peut être l’éclatement de la cellule familiale, voire la rue. À travers ses permanences d’accueil, de solidarité et relais santé, il propose une écoute et un accompagnement des personnes en difficulté. Concernant le logement, le SPF s’efforce d’y maintenir le locataire, en servant de relais avec les bailleurs ou les services de contentieux : une démarche qui contribue à une meilleure information des locataires sur leurs droits et à une accélération des procédures de demande de logements sociaux et d’aides.  Dans son souci de lutter contre le mal-logement et l’insalubrité, le SPF aide à l’accès des conditions de vie décente, avec l’équipement en électroménager, en mobilier, en travaux d’amélioration de l’habitat.

Des tarifs spéciaux

L’arrivée, au printemps,  des grosses factures d’énergie correspondant à la consommation d’hiver, constitue un casse-tête pour le budget familial des 8,5 millions de pauvres que compte la France. Le Secours populaire favorise également l’accès aux droits des personnes aux revenus modestes en faisant valoir le « tarif de première nécessité » (TPN) pour la consommation d'électricité et le « tarif spécial de solidarité » (TSS) pour les consommateurs de gaz naturel. Le SPF fait aussi office de médiateur en cas d’impayés, notamment auprès de son partenaire EDF (voir la lettre de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale consacrée aux actions des fournisseurs d'énergie dans la lutte contre la précarité energétique). De plus, dans les permanences d’accueil, les problèmes peuvent être évoqués, cas par cas, permettant ainsi la mise en place de dispositifs qui éviteront les coupures. Le fait de se rapprocher d’une permanence du SPF permet de mettre au jour des situations parfois dramatiques, de surmonter les sentiments de honte ou d’échec, liés à la stigmatisation qui frappe les pauvres. Et d’effectuer un premier pas vers la résolution d’un problème qu’ont généré la précarité et l’exclusion.
 

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