En Equateur, le SPF soutient les pêcheurs de la province d'Esmeraldas [Archivé]

Une mission du Secours populaire français s’est rendue en Equateur du 23 au 29 juillet. Son objectif : faire un bilan des actions engagées, rencontrer les familles aidées et développer de nouveaux projets.

Avec l'association C-Condem, le SPF aide les populations côtières victimes du tremblement de terre d'avril 2016.
SPF

« Je n’ai pas voulu quitter ma maison, ni mon village. Je continue à y vivre bien qu’elle soit à moitié détruite. J’ai peur mais je n’ai pas les moyens de la faire réparer ni d’aller vivre ailleurs », raconte Carmen Ulloa, habitante de l’île de Muisne en Equateur. Comme elle, des centaines de familles ont tout perdu il y a un peu plus d’un an, en avril 2016 lors d’un terrible tremblement de terre d’une magnitude de 7, 8 sur l’échelle de Richter. Aujourd’hui, les actions mises en place par le Secours populaire et son partenaire C-Condem leur offrent la possibilité de retrouver un revenu correct. Grâce à la restauration de 5 hectares de mangrove, les pêcheurs ont retrouvé une dynamique de production (poissons, mollusques et crustacés).

Soutien à la commercialisation

Des produits essentiels à l’alimentation des populations côtières mais aussi pour l’économie locale. Lors de cette troisième mission, Jean-Michel Fouillade du  Secours populaire a fait un état des lieux des projets et rencontré les villageois bénéficiant de l’aide.

Dans le canton de Muisne situé dans la province d’Esmeraldas, les pertes économiques et les dégâts sur les infrastructures ont été énormes, tout particulièrement pour la population habitant la bande côtière. Notre projet s’attache à redonner les moyens aux pêcheurs de reprendre leur activité , explique-t-il.

Des formations sur la commercialisation ont également été dispensées aux pêcheurs sur le choix des produits à commercialiser, sur les règles de conservation, la préparation et la présentation des poissons sur les marchés.

Prévu sur dix mois, ce programme aura aussi comme mission de permettre une commercialisation équitable des produits de la mer. Une sensibilisation auprès des consommateurs de la région de Quito est organisée par l’association C-Condem. Son but : faire comprendre aux acheteurs que la qualité a un prix et qu’acheter au juste prix permet aux populations côtières de vivre décemment de leur travail.

Une réflexion est actuellement menée avec les différents acteurs du programme pour développer ce secteur, notamment par l’achat de véhicules permettant aux pêcheurs d’effectuer les sept heures de route qui les séparent de Quito.

*Coordination nationale pour la défense de l’écosystème de la mangrove de l’Equateur.

Témoignages

Tout de suite après le tremblement de terre, nous sommes intervenus  avec le Secours populaire pour aider les victimes en apportant une aide d’urgence, et en effectuant des distributions alimentaires. Par la suite, nous avons réfléchi à une aide plus durable. Car avec la destruction de la mangrove, les pêcheurs à pied, essentiellement des femmes, ont vu leurs revenus s’effondrer. Une relance de l’économie locale a été nécessaire. Mais dans le même temps, nous nous sommes mobilisés pour mettre en place une commercialisation équitable. Des prix justes pour des produits de qualité.

Marianeli Torres Benavides, coordinatrice de l’association C-Condem

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