L'eau

Sais-tu que la terre est aussi appelée la "Planète bleue" car près des trois quarts de sa surface sont couverts d'eau. Alors pourquoi avec une telle quantité d'eau a-t-on peur d'en manquer ?

201510 - Maroc Un puits au Maroc, 2015.
© Joël Lumien

Le problème de l'eau

Parce que seulement 1% de l'eau qu'on trouve est douce. Il s'agit donc d'un trésor précieux, dont il faut prendre grand soin. Les dangers qui menacent l'eau sont nombreux. D'abord, il y a la pollution. L'agriculture, les grandes industries et les activités domestiques émettent des produits toxiques dans l'eau. Il y a également la surconsommation. Quoi de plus facile que d'ouvrir un robinet. C'est vrai que c'est bien pratique mais il ne faudrait pas oublier que l'eau pourra manquée dans les années à venir. Prendre un bain nécessite 150 litres d'eau, soit trois plus que pour une douche.

L'eau, une richesse inégalement répartie, un droit vital

C'est dans l'eau que la vie est apparue sur Terre, il y a 3,8 milliards d'années. Toutes les plantes et les animaux sont composés d'une grande partie d'eau. 60% du poids de notre corps est constitué d'eau. Et 71% de la surface de la Terre est couverte d'eau. En théorie, l'eau est une ressource inépuisable. Elle s'évapore au soleil et forme des nuages puis retombe en pluie ou en neige qui rejoignent les rivières puis les océans ou s'infiltre dans la terre. 97,20% de l'eau sur Terre est constituée d'eau de mer, 2,15% de glace et seulement 0,65% d'eau douce directement utilisable.

L'eau dans le monde

Cette richesse est mal répartie. Dix pays seulement se partagent 60% des réserves d'eau douce et 29 pays (en Afrique et au Moyen-Orient) souffrent de pénurie chronique d'eau.
L'agriculture consomme 70% de l'eau douce, les industries 20% et seuls les 10% restant servent à la consommation des hommes (alimentation et hygiène). En moyenne, un Américain consomme 700 litres d'eau par jour, un Français plus de 100 litres alors que certains Africains ne disposent que de 30 litres !

Les problèmes

Le premier consommateur d'eau au monde est l'agriculture. L'irrigation permet de développer les cultures mais 60% de l'eau ainsi utilisée s'évapore. Des techniques plus économiques existent mais elles coûtent trop cher pour les pays pauvres. L'agriculture est aussi responsable d'autres problèmes : pour développer la culture du coton, les Russes ont asséché sans le vouloir la mer d'Aral en prélevant exagérément l'eau des fleuves de la région.
L'emploi trop abondant d'engrais dans les pays riches pollue les réserves d'eau. La pollution est aussi causée par les industries et par les rejets humains très abondants autour des grandes villes. Dans le monde, plus de 50% des eaux usées des villes sont rejetées dans la nature sans aucune épuration préalable.
Or, boire une eau non purifiée est dangereux pour la santé. Ainsi les maladies causées par l'eau provoquent six millions de morts par an. Au total, un homme sur cinq dans le monde ne dispose pas d'eau potable.

L'avenir

Les activités humaines sans contrôle détraquent le climat et la Terre se réchauffe.
Ainsi, 30% des terres du globe sont menacées de désertification.
Déjà, en Afrique, des régions entières sont devenues de moins en moins fertiles. Ces problèmes ont alerté les organisations internationales et c'est pourquoi une "Charte sociale de l'eau" a été rédigée.

Elle affirme :

  • que chacun doit avoir un droit d'accès à l'eau.
  • que l'eau est un bien économique et social.
  • qu'il est nécessaire d'organiser une solidarité entre les pays pauvres et les pays riches.
  • que les problèmes de l'eau ne doivent pas être traités par les seuls gouvernements mais qu'ils intéressent tous les citoyens et que ceux-ci doivent être associés aux décisions prises.

Les actions du Secours populaire

Aider les villages des pays pauvres à disposer d'eau potable est vital. Le SPF participe ainsi à des programmes d'aide au développement en installant des puits ou des pompes qui permettent aux familles de boire de l'eau non contaminée sans que les femmes et les enfants soient obligés de parcourir des kilomètres à la recherche d'un point d'eau.

Dossier solidaire