Après la catastrophe, aide d'urgence pour la Colombie

Du 29 avril au 5 mai 2017, une mission du SPF s’est rendue à Mocoa au sud-ouest de la Colombie dévastée par une coulée de boue meurtrière le 1er avril. Sur place,  l'association a aidé 4000 personnes, soit plus de 1000 familles.

Le 4 mai, une mission du SPF effectuait une distribution d'urgence pour les sinistrés colombiens.
ANZCOR

« Nous avons tout perdu, nos maisons, nos commerces, nous n’avons plus rien. Avec des planches récupérées dans les rues, nous avons essayé de nous construire un abri. Je ne voulais pas que mes enfants dorment dehors », témoigne une femme encore très émue par l'épreuve. Plus d'un mois après la catastrophe, la population de Mocoa est encore sous le choc. Sur le terrain dès le 29 avril, Jean-Michel Fouillade, chef de projet du  SPF au Salvador, Natalia Peligri, de l’Association ACP (Association Catalane pour la paix ) association partenaire du SPF et Cesar Jérez, le président de l’Association colombienne ANZCOR (Associacion Nacional de Zona de Reserva Campesina) se sont rendus auprès des familles sinistrées pour leur apporter une aide matérielle.

Distribution pour 4 000 personnes

Ainsi, 4024 personnes, soit 1006 familles ont reçu un colis contenant 230 kilos de produits alimentaires et d’hygiène. Ces achats ont pu se faire grâce aux fonds débloqués par le SPF (15 000 euros ) et par l’ACP (5 000 euros). Les denrées distribuées à chaque famille doivent assurer une autonomie alimentaire d’un mois pour cinq personnes. Ces familles aidées, qui n’avaient encore reçu aucun soutien du gouvernement, sont actuellement accueillies dans les centres de réfugiés de la municipalité de Puerto Asis. Aujourd’hui, le bilan est lourd dans cette partie de la Colombie, avec 13 quartiers complètement détruits par les coulées de boue, la ville de Mocoa compte à ce jour 40 000 personnes ayant tout perdu et plus de 350 morts. « Il faudra encore de longs mois pour que la vie redevienne normale et que les familles sans logement aient à nouveau un toit sur la tête. Notre action d’aide d’urgence a été appréciée par la population, mais malheureusement de nombreux problèmes demeurent, comme celui du logement et de l’emploi. Le  traumatisme est important pour les sinistrés, il faut savoir qu’en trente minutes, une avalanche de boue a tout balayé sur son passage », explique Jean-Michel Fouillade.

Des projets pour l’avenir

Actuellement, deux projets de post-urgence sont à l’étude avec les associations ACP, ANZCOR et des représentants de la société civile. Le premier concerne la réhabilitation de marchés locaux devant permettre aux paysans de vendre leurs productions, car actuellement tous les lieux qui les accueillaient ont été détruits. Deuxième projet envisagé, l’aménagement de territoires pour prévenir de nouveaux drames (construction de digues, plantation d’arbres…). 

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