Accès aux soins et prévention santé

Un français sur cinq retarde ses soins ou y renonce totalement. Une tendance qui touche particulièrement les personnes en situation de précarité. Par le biais de relais-santé mis en place dans ses permanences d'accueil et à son réseau de « Médecins du Secours populaire », le SPF facilite l'accès des personnes démunies aux soins et à la prévention santé.

 

Favoriser l’accès aux soins

Le non-accès aux soins est souvent lié à une méconnaissance des conditions permettant l’ouverture des droits, une démarche qui reste complexe. Dans les relais santé du Secours populaire, les bénévoles sont à l’écoute des personnes qui viennent exposer leurs problèmes de santé ou les difficultés administratives auxquelles elles font face.  Les bénévoles orientent les personnes en difficulté vers les structures de santé adéquates. Ils endossent aussi le rôle de médiateur pour rendre possible l’obtention de droits, tels que la Couverture Médicale Universelle. L’action des bénévoles du Secours populaire permet également d’obtenir des tarifs préférentiels pour permettre aux personnes en difficulté de disposer d’une mutuelle complémentaire.

Les « médecins du Secours populaire »

Les « Médecins du Secours populaire » sont des professionnels de santé ou autres acteurs agissant dans ce domaine (médecins, dentistes, oculistes, psychologues, nutritionnistes et autres spécialistes, infirmiers, aides-soignants, assistants sociaux, chercheurs, agronomes...). Ensemble, ils contribuent bénévolement à l'accès aux soins des personnes en difficulté. Ils identifient les besoins de santé des personnes aidées. Les « Médecins du Secours populaire » ont un rôle de conseil, de sensibilisation, d'orientation et d’accompagnement vers les structures de santé appropriées. Ils organisent aussi des journées de sensibilisation sur le droit à la santé, la prévention et le dépistage de pathologies (sida, cancer du sein) et sur l’équilibre alimentaire ou la contraception.

 

Témoignage

Oui, on fait dépression nerveuse sur dépression car, chaque mois, avec le peu d’argent que l’on touche, on a peur de ne pas pouvoir tout payer. On regarde même si on peut aller chez le médecin quand on est malade car il faut payer les honoraires et cet argent va manquer pour autre chose. Effectivement cette situation rend malade. On se bourre d’antidépresseurs pour tenir le coup. Les gens ne font pas attention à nous, ils s’en moquent quand il ne nous reste que 10 euros le 15 du mois.

Anonyme, Tarn-et-Garonne

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