Accès à l'eau, une urgence mondiale [Archivé]

L’accès à l’eau est au cœur des actions menées par le SPF dans le monde (21 programmes menés en 2015 en faveur de 100 000 personnes). Une démarche salutaire alors que la pénurie d'eau potable menace à terme la vie de millions de personnes, parmi lesquelles les enfants pauvres sont les plus vulnérables.

Sofia Mohammed, Éthiopienne de 12 ans, sur le chemin la menant vers le point d'eau potable à 35 km de chez elle. De nombreux enfants vivant dans des régions touchées par la sécheresse sont contraints de sacrifier leur scolarité à la collecte d'eau.
UNICEF Ethiopia/2015/Tesfaye
DR

​« Chaque jour, plus de 800 enfants de moins de 5 ans meurent de diarrhées liées à une eau, une hygiène ou un assainissement inadéquats », c’est le constat accablant dressé par l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) dans un rapport ("Soif d'avenir") consacré aux menaces que font peser les changements climatiques sur les enfants, publié le 22 mars à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.

Une ressource vitale pour la survie des enfants

Hausse des températures provoquant la multiplication des bactéries, sécheresses, catastrophes naturelles ou conflits détruisant les infrastructures…, autant de facteurs qui réduisent la quantité et la qualité de l’eau, privant les enfants, particulièrement « les plus pauvres et les plus défavorisés », d’une ressource vitale pour leur développement et leur bien-être. L’Unicef estime ainsi que « d’ici à 2040, près de 600 millions d’entre eux (un enfant sur 4) vivront dans une zone soumise à un stress hydrique extrême (c'est-à-dire que la demande en eau sera supérieure aux ressources disponibles, ndlr). » La pénurie d’eau fait déjà des ravages dans nombre de pays, comme le Nigéria, le Yémen, la Somalie, le Soudan du Sud ou encore l’Éthiopie : dans ces régions, « près de 1, 4 million d’enfants risquent de mourir à très brève échéance de malnutrition aiguë du fait de la progression de la famine », elle-même liée au stress hydrique.

Dérèglements climatiques

Infographie petite fille à la cruche« Face à l’évolution du climat, nous devons modifier la façon dont nous aidons les plus vulnérables. Préserver leur accès à l’eau salubre et à l’assainissement est l’un des moyens les plus efficaces d’y parvenir », prévient Anthony Lake, directeur général de l’Unicef. Une mission à laquelle le Secours populaire s’attelle depuis de nombreuses années à travers ses actions de solidarité internationale, fondées sur une approche globale mêlant prise en compte du problème climatique, développement agricole, sécurité alimentaire, problèmes sanitaires. Autant de champs d'interventions indispensables pour faire reculer la crise de l'eau. Installation de latrines dans un collège au Bénin, forage d’un puits dans un orphelinat à Douala au Cameroun, adduction d’eau pour la commune de Rivière-Froide en Haïti, création de sanitaires et de bornes-fontaines dans des villages à Madagascar…, ces exemples comptent parmi les quelque 21 programmes poursuivis en 2015 par le SPF et ses partenaires locaux dans 17 pays, en faveur de plus de 100 000 personnes. Ces actions innovantes et inscrites dans la durée témoignent d’une volonté, celle de prendre toute la mesure des dangers liés aux bouleversements climatiques et de leurs répercussions sur les populations, parmi lesquelles les enfants les plus pauvres paieront le prix le plus douloureux si nous n’amplifions pas notre aide.

Mots-clés