Urgence Mozambique: distribution des filtres à eau [Archivé]

Une mission du Secours populaire et de plusieurs partenaires s'est rendue au Mozambique du 1er au 8 avril pour distribuer des filtres à eau, après le passage du cyclone Idai.

A Beira, la deuxième ville du Mozambique, la mission du Secours populaire a distribué des filtres à eau pour éviter la diffusion de maladies, comme le choléra.
Guillem Sartorio Teixido

Ignês Fernanda Antônio élève seule ses deux enfants. Le cyclone Idai, qui a balayé l’Afrique australe dans la nuit du 14 au 15 mars, a détruit la petite cabane dans laquelle la famille s’abritait. Elle n’a même plus de quoi nourrir ses deux filles. « Ses voisins s’organisent pour l’aider mais leurs ressources sont limitées », observe Antoine, membre d’une mission du Secours populaire, rejointe par ses partenaires philippins (Fondation Mirasol) et malgaches (Comité de solidarité de Madagascar), qui s’est rendue à Beira, la deuxième ville du Mozambique, du 1er au 8 avril.

L'urgence de rétablir l'accès à l'eau potable

Le SPF a débloqué un premier fonds d’urgence de 50 000€ et lance un appel à la solidarité, en mobilisant son mouvement d’enfants copains du Monde. Pour rappel, le cyclône a fait 1 641 blessés et 602 tués. Plus de 1,5 million de personnes sont sinistrées (200 000 habitations sont soit endommagées, soit détruites).

Avec l’aide, sur place, de l’association ESSOR, la délégation a distribué des filtres à eau potable dans plusieurs centres sociaux communautaires, alors que les autorités s’inquiètent du manque d'eau potable après le passage du cyclone Idai, qui a balayé l’Afrique australe dans la nuit du 14 au 15 mars. Les dégâts sont considérables et l’accès à l’eau potable reste une priorité pour faire face aux épidémies, notamment le choléra.

La mère et la fille devant tout ce qu'elles possèdent... Leurs vies reposent sur leur énergie, le soutien des voisins voire des autorités, dans la limite de leurs possibilités, et de l'aide internationale.

La mère et la fille devant tout ce qu'elles possèdent... Leurs vies reposent sur leur énergie, le soutien des voisins voire des autorités, dans la limite de leurs possibilités, et de l'aide internationale.

Venir en aide aux femmes les plus vulnérables

Le second volet de la mission était d’identifier les actions envisageables avec le partenaire AMPDC, qui gère des centres sociaux venant en aide à des communautés de femmes vulnérables, comme Ignês Fernanda Antônio, seules avec des enfants ou avec leurs petits-enfants. En général, elles tiennent de petits commerces, comme la fabrication de charbon de bois.

« A perte de vue, les maisons sont sans toit ou avec des murs abîmés, explique depuis Beira, Nicole Rouvet, secrétaire générale de la fédération du Puy-de-Dôme du Secours populaire. Celles des plus pauvres n’existent même plus. En même temps, les gens montrent beaucoup de force. Ils s’entraident, la vie reprend. »

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