Un pionnier de la solidarité s’est éteint [Archivé]

Secrétaire général du Secours populaire français entre 1950 et 1952, André Ménétrier est décédé le 24 juin 2015. C’était « un pionnier » de la solidarité, selon Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, qui lui a rendu hommage.

Cette photo est extraite du magasine du SPF La Défense (21 décembre 1950). Elle illustre un article présentant André Ménétrier.

André Ménétrier était  resté bénévole dans le département des Hauts-de-Seine. Sa famille a organisé une collecte au profit du SPF, le 30 juin, lors de la cérémonie qui s’est tenue au crématorium du mont Valérien.

Né le 23 décembre 1922 à Suresnes (Hauts-de-Seine), André Ménétrier était entré en résistance sous l'Occupation, comme responsable de la Jeunesse Communiste clandestine de sa ville. Il participa notamment à la Libération de celle-ci en 1944.

Dessinateur industriel, il entre en 1945 au bureau d’études du groupe aéronautique Snecma, situé boulevard Kellermann à Paris, et adhère à la CGT, puis au PCF, deux ans plus tard. Responsable de la CGT à la Snecma, il est licencié en 1950 à la suite d'une grande grève au cours de laquelle l’usine et les bureaux du boulevard Kellermann sont occupés par 5 000 CRS.

Le 21 décembre 1950, le journal du SPF, appelé alors La Défense (voir ci-dessous), présente en quelques mots celui qui était devenu le nouveau secrétaire général de l’association : « Il a l’expérience de la lutte, l’énergie nécessaire et aussi la sensibilité qui rend le militant du Secours populaire si cher au cœur des victimes de la répression et de leur famille. » Des mots qui sonnent toujours justes, plus d’un demi-siècle après.

Cette photo est extraite du magasine du SPF La Défense (21 décembre 1950). Elle illustre un article présentant André Ménétrier.
 
 
 
 
 
 
 
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