Parole d'expert

« En plus d'être un temps de plaisir, le moment des vacances renforce les liens sociaux des personnes dans la précarité. »

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En quittant leur cadre quotidien, les personnes aidées enrichissent leurs relations. C’est ce dont témoignent, chaque année, les nombreuses associations qui, comme le Secours populaire, sont soutenues par l’Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV) en vue organiser des séjours solidaires, qui donnent aux familles l’occasion d’approfondir les liens qui les unissent, loin des tensions suscitées par l’accumulation des factures. Ce type de projet est aussi propice à des contacts plus larges, notamment lorsqu’il s’agit de départs collectifs. Une confiance s’installe grâce au temps de préparation passé avec les bénévoles. Ces derniers acquièrent ainsi une connaissance plus fine des besoins des personnes aidées. Les associations sont donc en mesure de mieux y répondre à long terme. Une fois sur le lieu de villégiature, le processus s’étend aux autres membres du groupe. Des affinités se développent à travers les activités menées en commun. Après être rentrés à leur domicile, les anciens vacanciers gardent souvent le contact, surtout s’ils sont voisins. Il leur arrive même de se réunir en prévision d’une simple sortie ou d’un week-end prolongé. Ces liens, créés ou renouvelés, et la solidarité vécue pendant ce genre d’expérience aident les personnes à faire face aux difficultés. Cela fait naître parfois un nouveau souffle, notamment à travers le bénévolat.

Nicolas Randy, responsable jeunes, familles, handicap, à la direction des politiques sociales de l’Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV).

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