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Plusieurs fois par semaine avec des bénévoles, on désherbe, on entretient les parcelles, on attache les plants de tomates. Quel bonheur à la première récolte : des blettes pour les omelettes, toutes ces variétés de tomates... Et quelle fierté quand  je vois le résutlat de notre travail disponible au libre-service alimentaire.

Melika, personne aidée et bénévole, participe au jardin solidaire de Montauban

Le projet m’a plu par ses implications pédagogiques. On apprend chaque année de la promotion précédente. Chaque culture ne peut pas marcher chaque année, les variables sont trop nombreuses, et il suffit d’un petit changement pour que la pousse ne prenne pas.

Les étudiants vont aussi voir leur production au libre-service alimentaire. Parfois, il prolonge leur expérience l’été en faisant un stage au Secours populaire, cela améliore leur ouverture au monde.

L’un des points que j’aimerais développer est la venue de plus de personnes aidées à la parcelle.

Claude Professeur au Lycée de Capoue (Montauban), dirige les élèves qui cultivent le jardin solidaire avec le Secours populaire.

J’ai effectué un stage de 5 mois à la Canasta Campesina de Comasagua au Salvador. J’ai appris énormément sur l’agro-écologie paysanne, tant dans la pratique durant les journées de travail sur les parcelles que dans le savoir théorique appris à travers des échanges avec l’équipe technique et des cours suivis à l’université d’Agro-écologie du Salvador.

La coopérative est constituée de femmes et de jeunes producteurs. Ce projet est socialement très engagé car il est entièrement dédié à améliorer le niveau de vie, l’autonomie alimentaire et la cohésion sociale des personnes les plus touché par le chômage, les problèmes fonciers, d’accès à l’eau et autres.

Pour ma part, je me suis également conscientisé sur l’importance de la souveraineté alimentaire, du commerce local direct entre les producteurs et les consommateurs et sur l’organisation de travail horizontale.

Toan Hersant, 21 ans, étudiant en agronomie et en développement internationale

 

C'est très important à mon âge de s'impliquer dans la solidarité.

A 14 ans, Roxanne souhaite « changer le monde maintenant ». Elle nous explique pourquoi elle participera, cette année, avec d'autres membres de copain du Monde à la campagne des Pères Noël verts.

Roxane, bénévole Copain du monde

Pour un enfant, un Noël sans joie et sans cadeaux, c’est comme un souvenir perdu pour la vie. Et c’est une révoltante injustice de vivre cela parce que ses parents sont pauvres.

Bravo aux Pères Noël verts du Secours populaire qui apportent dans leur hotte tant de bonheur à ceux qui en sont privés ! Et merci à celles et ceux qui ont la générosité de remplir cette hotte !

 

Michaël Gregorio, parrain de la campagne 2018 des Pères Noël verts

Depuis quand le Secours populaire et la Fédération des Maisons Des Lycéens entretiennent-ils des relations ?

Il y a deux ans déjà Julien Lauprêtre, le président du Secours populaire français, avait été invité à leurs précédentes Assises nationales. Les jeunes ont beaucoup apprécié le discours, y décelant des manières communes de voir, et nos deux organisations ont depuis signé une convention de partenariat.

Le but  de ce partenariat ?

Partout sur le territoire, les bénévole du Secours populaire entrent en relation avec les Maisons des lycéens, il y en a plus de 250. Les jeunes désireux de monter des opérations de solidarité peuvent ainsi s’insérer dans celles que nous menons déjà : chasses aux œufs, collectes alimentaires, nos campagnes, etc.

Y a-t-il des temps forts ?

Nous avons invité des lycéens au Festival des solidarités, qui s’est déroulé à Bruxelles, en octobre. Ils ont présenté le partenariat aux jeunes du Secours populaire qui venaient de très nombreux départements. Des liens se sont noués à partir de la précarité que rencontrent les jeunes des milieux populaires, lycéens ou étudiants.

Cela débouche-t-il sur une mise en mouvement ?

Nous assistons à un rapprochement entre les jeunes des deux organisations. Notre présence aux Assises de Strasbourg représente une très belle opération « hors des murs » du Secours populaire. Nous voyons avec eux comment ils peuvent agir, notamment, sur des thèmes comme la mobilité en Europe ou de solidarité à l’international.

Christian Lampin, secrétaire national du Secours populaire à la jeunesse et l'accès au sport

Bonjour.
Je suis actuellement "classé" en reconnaissance travailleur adulte handicapé. A ce titre, je perçois l'allocation adulte handicapé. Je ne me plains pas, elle me permet de survivre pour l'instant. Cela fait plus de quatre ans que je suis inscrit comme demandeur d'emploi. J'ai été reçu seulement quatre fois (dont deux à ma demande ) durant cette période. J'ai eu quatre conseillers différents et quatre agences également. Le dernier contact que j'ai eu avec pôle emploi est une radiation suite à une opération et un arrêt maladie. Puis une réinscription à des fins statistiques (changement de catégorie, j'imagine). Je ne demande pas l'aumône, mais juste de pouvoir gagner ma vie dignement. J'ai participé à la vie de la collectivité et même risqué ma vie pour la société dans un ancien métier. Mais là, je suis au bord de l'exclusion et de la paupérisation la plus totale. Et je ne suis pas le seul, car contrairement à ce qui se dit, je vois de plus en plus d'exclus dans la rue et autour de moi. Merci pour m'avoir donner la possibilité de m'exprimer.

Fabrice, travailleur adulte handicapé

Quel est le panorama du bénévolat en 2018 ?

Une enquête fait un point bienvenu sur le bénévolat. La précédente datait de 2002. Selon les derniers chiffres, la France compte près de 22 millions de bénévoles, c’est un habitant sur trois. Le nombre de bénévoles montre que les personnes sont prêtes à agir, à s’engager, à construire dans le temps. Autre enseignement, en 2002, c’était les domaines de la culture, du sport et des loisirs qui attiraient le plus. Désormais, on constate l’engouement pour les associations humanitaires et de défense des droits. Une des explications est la relative désaffection des gens pour d’autres institutions, comme les partis politiques ou les syndicats. Dernière ce chiffre, il y a des engagements différents : une minorité est active dans plusieurs associations et concentre un grand nombre d’heures de bénévolat. En moyenne, chaque bénévole donne 110 heures par an. C’est beaucoup. Cela montre que les gens sont généreux, même si ceux-ci organisent leur bénévolat en fonction de leur disponibilité, et non plus selon un modèle sacrificiel.

Les jeunes s’engagent-ils aussi facilement que les autres catégories d’âges ?

A lire un peu mécaniquement les chiffres de l’enquête, on pourrait s’arrêter sur un léger vieillissement des bénévoles. Mais, cela masque un engagement très important des jeunes. Dans le cadre du Secours populaire, je constate que les propositions de bénévolat sont en nette augmentation de la part des jeunes. Ils ont envie de faire quelque chose, de ne pas rester les bras croisés devant des gens qui dorment dans la rue ou devant les images d’une catastrophe. Cela interroge sur les capacités des associations à accueillir ces propositions, qui sont parfois en décalage avec les pratiques instituées, comme les horaires par exemple. Pour qu’ils concrétisent leur envie d’agir, les associations doivent sortir de leurs murs, ne pas limiter leurs actions aux activités les plus traditionnelles : développer les maraudes, l’accompagnement scolaire...

Que fait le Secours populaire pour développer le bénévolat ?

Nous constatons des progrès significatifs, après des années de réflexion. Le Festival des solidarités, qui s’est tenu à Bruxelles du 19 au 21 octobre dernier, a montré une vraie mobilisation d’une cinquantaine de jeunes, avec une organisation décentralisée, tout au long de l’année. Ils ont montré, à l’issue du festival, une grande volonté de s’engager davantage, y compris en s’impliquant dans les instances départementales et nationale du Secours populaire. Autre indicateur, les antennes sur les lieux d’études ou de formation fonctionnant grâce à l’implication des jeunes se sont multipliées. Elles sont désormais une vingtaine dans toute la France. Les étudiants et les jeunes en formation sont sensibles à la précarité de leurs copains. Une précarité dont l’enquête Ipsos/SPF, publiée en octobre dernier, donne un aperçu saisissant. Les jeunes bénévoles s’impliquent dans ces espaces d’appuis et y développent des formes d’entraide.

Joëlle Bottalico, dirigeante nationale du Secours populaire, vice-présidente du Haut Conseil à la vie associative

Depuis toujours, quand je vois quelqu’un qui souffre, j’aide. Même si je suis moi-même en difficulté. Si je pouvais, j’aiderais des milliers de personnes, c’est ce que mon âme me dicte.

En 2016, j'ai dû fuir la Guinée Conakry et les menaces de son gouvernement. J'ai vécu un an en Italie, dans un camp de réfugiés.

Mon objectif est de rester en France, même si je suis conscient qu’obtenir une régularisation est difficile. En Europe, mon pays, c’est la France !

Pour Sadou, le bénévolat vient de loin

A Dijon, ma mère  va chercher de la nourriture au Secours populaire. Il nous propose aussi des sorties et, l’été dernier, nous sommes partis quatre jours en vacance grâce à lui. Maintenant, c’est au sport d’hiver, c’est la première fois. Je découvre les Alpes et je m’amuse énormément.

Liam, 11 ans

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