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Pour un enfant, un Noël sans joie et sans cadeaux, c’est comme un souvenir perdu pour la vie. Et c’est une révoltante injustice de vivre cela parce que ses parents sont pauvres.

Bravo aux Pères Noël verts du Secours populaire qui apportent dans leur hotte tant de bonheur à ceux qui en sont privés ! Et merci à celles et ceux qui ont la générosité de remplir cette hotte !

Michaël Gregorio, parrain de la campagne 2018 des Pères Noël verts

Nous n'avons plus de lait à donner. Nos rayons sont vides.
Daniel bénévole à Metz nous fait part des difficultés rencontrées par l'association. Une pénurie de lait a frappé le SPF de la Moselle en juin dernier. Pour y faire face des collectes de briques de lait ont été organisées dans les écoles. Grâce à la mobilisation des copains du Monde, le mouvement d'enfants du SPF, 8 000 litres de lait ont été collectés puis distribués aux familles.

Daniel, bénévole à Metz

C'est difficile de ne pas pouvoir manger trois repas par jour
Héliette, mère au foyer et maman de deux enfants, n'avait plus les moyens de nourrir sa famille pendant une semaine. Après avoir frappé aux portes du Secours populaire français de Nantes, elle a pu, à nouveau, leur offrir trois repas quotidiens. Elle donne son témoignage.

Héliette, aidée par le Secours populaire à Nantes

Ça me fait plaisir d'aider ceux qui en ont besoin
Laureen est bénévole à la fédération du Secours populaire français de la Haute-Garonne. La jeune femme souhaite faire connaître les nombreuses actions du SPF, notamment en direction des jeunes. Nous espérons que son dynamisme et sa motivation pour aider les autres soient contagieux. 

Laureen, bénévole à Toulouse

Pour un enfant, un Noël sans joie et sans cadeaux, c’est comme un souvenir perdu pour la vie. Et c’est une révoltante injustice de vivre cela parce que ses parents sont pauvres.

Bravo aux Pères Noël verts du Secours populaire qui apportent dans leur hotte tant de bonheur à ceux qui en sont privés ! Et merci à celles et ceux qui ont la générosité de remplir cette hotte !

Michaël Gregorio, parrain de la campagne 2018 des Pères Noël verts

Je sais que le Secours populaire fera bon usage de mon argent.

Marie-Claire Defeit a été aidée par le Secours populaire lorsqu’elle était enfant. Rendre un peu ce que lui avait donné l’association est logique pour elle. Aujourd’hui, elle a franchi le pas comme elle le dit, et nous a légué tous ses biens. Elle fait entièrement confiance au SPF.

Marie-Claire, testatrice

 

C'est très important à mon âge de s'impliquer dans la solidarité.

A 14 ans, Roxanne souhaite « changer le monde maintenant ». Elle nous explique pourquoi elle participera, cette année, avec d'autres membres de copain du Monde à la campagne des Pères Noël verts.

Roxane, bénévole Copain du monde

J'ai eu 1,80 m d'eau dans ma cuisine.

A Trèbes, Guy vit depuis un mois avec sa femme dans leur pavillon dévasté. Il se jugera chanceux si les réparations sont terminées l'été prochain.

À Trèbes, Guy, sinistré

Quel est le panorama du bénévolat en 2018 ?

Une enquête fait un point bienvenu sur le bénévolat. La précédente datait de 2002. Selon les derniers chiffres, la France compte près de 22 millions de bénévoles, c’est un habitant sur trois. Le nombre de bénévoles montre que les personnes sont prêtes à agir, à s’engager, à construire dans le temps. Autre enseignement, en 2002, c’était les domaines de la culture, du sport et des loisirs qui attiraient le plus. Désormais, on constate l’engouement pour les associations humanitaires et de défense des droits. Une des explications est la relative désaffection des gens pour d’autres institutions, comme les partis politiques ou les syndicats. Dernière ce chiffre, il y a des engagements différents : une minorité est active dans plusieurs associations et concentre un grand nombre d’heures de bénévolat. En moyenne, chaque bénévole donne 110 heures par an. C’est beaucoup. Cela montre que les gens sont généreux, même si ceux-ci organisent leur bénévolat en fonction de leur disponibilité, et non plus selon un modèle sacrificiel.

Les jeunes s’engagent-ils aussi facilement que les autres catégories d’âges ?

A lire un peu mécaniquement les chiffres de l’enquête, on pourrait s’arrêter sur un léger vieillissement des bénévoles. Mais, cela masque un engagement très important des jeunes. Dans le cadre du Secours populaire, je constate que les propositions de bénévolat sont en nette augmentation de la part des jeunes. Ils ont envie de faire quelque chose, de ne pas rester les bras croisés devant des gens qui dorment dans la rue ou devant les images d’une catastrophe. Cela interroge sur les capacités des associations à accueillir ces propositions, qui sont parfois en décalage avec les pratiques instituées, comme les horaires par exemple. Pour qu’ils concrétisent leur envie d’agir, les associations doivent sortir de leurs murs, ne pas limiter leurs actions aux activités les plus traditionnelles : développer les maraudes, l’accompagnement scolaire...

Que fait le Secours populaire pour développer le bénévolat ?

Nous constatons des progrès significatifs, après des années de réflexion. Le Festival des solidarités, qui s’est tenu à Bruxelles du 19 au 21 octobre dernier, a montré une vraie mobilisation d’une cinquantaine de jeunes, avec une organisation décentralisée, tout au long de l’année. Ils ont montré, à l’issue du festival, une grande volonté de s’engager davantage, y compris en s’impliquant dans les instances départementales et nationale du Secours populaire. Autre indicateur, les antennes sur les lieux d’études ou de formation fonctionnant grâce à l’implication des jeunes se sont multipliées. Elles sont désormais une vingtaine dans toute la France. Les étudiants et les jeunes en formation sont sensibles à la précarité de leurs copains. Une précarité dont l’enquête Ipsos/SPF, publiée en octobre dernier, donne un aperçu saisissant. Les jeunes bénévoles s’impliquent dans ces espaces d’appuis et y développent des formes d’entraide.

Joëlle Bottalico, dirigeante nationale du Secours populaire, vice-présidente du Haut Conseil à la vie associative

Depuis quand le Secours populaire et la Fédération des Maisons Des Lycéens entretiennent-ils des relations ?

Il y a deux ans déjà Julien Lauprêtre, le président du Secours populaire français, avait été invité à leurs précédentes Assises nationales. Les jeunes ont beaucoup apprécié le discours, y décelant des manières communes de voir, et nos deux organisations ont depuis signé une convention de partenariat.

Le but  de ce partenariat ?

Partout sur le territoire, les bénévole du Secours populaire entrent en relation avec les Maisons des lycéens, il y en a plus de 250. Les jeunes désireux de monter des opérations de solidarité peuvent ainsi s’insérer dans celles que nous menons déjà : chasses aux œufs, collectes alimentaires, nos campagnes, etc.

Y a-t-il des temps forts ?

Nous avons invité des lycéens au Festival des solidarités, qui s’est déroulé à Bruxelles, en octobre. Ils ont présenté le partenariat aux jeunes du Secours populaire qui venaient de très nombreux départements. Des liens se sont noués à partir de la précarité que rencontrent les jeunes des milieux populaires, lycéens ou étudiants.

Cela débouche-t-il sur une mise en mouvement ?

Nous assistons à un rapprochement entre les jeunes des deux organisations. Notre présence aux Assises de Strasbourg représente une très belle opération « hors des murs » du Secours populaire. Nous voyons avec eux comment ils peuvent agir, notamment, sur des thèmes comme la mobilité en Europe ou de solidarité à l’international.

Christian Lampin, secrétaire national du Secours populaire à la jeunesse et l'accès au sport

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