La faim, un fléau qui s'aggrave

 

Le Secours populaire français rappelle, à l’occasion de la journée mondiale contre la faim du 15 juin, que la faim menace la France mais aussi l’Europe et le monde. Une situation à laquelle les bénévoles font face quotidiennement.

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Dans les Yvelines comme partout en France les bénévoles continuent d'aider les familles
Lénica Vautier

 

La situation est dramatique à l’issue du confinement, avec l’émergence d’une crise sociale majeure. Le Secours populaire a aidé, notamment sur le volet alimentaire, 1 270 000 personnes pendant les deux mois de confinement, 45% des personnes n’étaient pas connues de l’association. Familles monoparentales, travailleurs pauvres, personnes âgées, étudiants, mais aussi entrepreneurs, restaurateurs ou commerçants ont basculé dans la précarité. Les enfants sont les premières victimes de cette catastrophe. Et même si le suivi éducatif a pu être continué grâce à l’engagement des bénévoles inscrits dans l’accompagnement scolaire, beaucoup de familles sont inquiètes et s’interrogent sur les modalités de la prochaine rentrée des classes.

 

Dans tous les départements de France, y compris dans les territoires ultra-marins les bénévoles du SPF, qui sont sans relâche sur le terrain pour venir en aide aux plus démunis, évoquent un « tsunami de la faim ». Les nombreux témoignages recueillis par l’association révèlent cette détresse qui s’aggrave. Le besoin alimentaire est pressant : il concerne 820 millions de personnes dans le monde, 87 millions d’Européens – dont 9 millions en France.

 

Le Secours populaire défend une aide alimentaire digne et qualitative grâce aux produits issus de l’aide européenne, aux dons d’industriels, de producteurs et aux achats de produits frais. Les initiatives sont multiples partout en France : partenariats avec des chambres d’agriculture, jardins solidaires, convention avec les MIN…. A Clermont-Ferrand, par exemple, du 17 au 20 juin prochain, le « marché pop’63 pour le plaisir et la santé » va proposer fruits et légumes de circuits courts aux familles en difficulté, dans une ambiance chaleureuse, festive et avec le soutien de jeunes en formation cuisine et agriculture.

 

L’aide alimentaire permet de répondre à un besoin vital pour des millions de personnes qui ont faim ou qui ne mangent pas à leur faim. Celles-ci se privent aussi dans de nombreux domaines : ne plus pouvoir se nourrir correctement entraîne l’abandon de certains droits fondamentaux comme les droits à la santé, à l’éducation, à la culture, aux loisirs, aux vacances, etc. Par sa brutalité et son caractère inédit, la crise sanitaire du Covid-19 révèle et creuse les inégalités.

 

Plus que jamais, le Secours populaire se mobilise pour affronter un « raz de marée de la misère » et soutenir sur tous les fronts les plus fragiles. Les bénévoles de l’association mettent tout en œuvre « pour que l’été n’oublie personne ». Des milliers de personnes en difficulté vont bénéficier de séjours de vacances, de « Journées bonheur », des journées d’évasion à la plage ou en forêt, une sortie culturelle, une activité sportive... pour oublier le quotidien difficile et resserrer les liens familiaux. Cette campagne bénéficie d’un important soutien de l’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances.

 

Dans ce contexte, le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD), qui permet à des millions de personnes de continuer à manger, est menacé. L’incertitude plane sur son avenir et son budget de 550 millions d’euros par an. A la fin de la semaine, les chefs d’Etats européens vont se réunir afin de déterminer les moyens alloués à cette crise.

 

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