Vers 2020 avec confiance [Archivé]

Le lundi 9 décembre au soir, le Secours populaire a tenu sa réception de fin d’année au Musée des arts forains en réunissant ses parrains et marraines et une partie de ses partenaires.

Bénévoles et personnes aidées ont défilé au Musée des arts forains, arborant des créations réalisées à l'aide de vêtements collectés par le Secours populaire.
Christophe da Silva

« Cette réception annuelle nous permet de détailler notre bilan 2019, après notre 37e Congrès, qui s’est déroulé à Perpignan, et de présenter nos vœux pour l’année qui vient à nos partenaires, à nos parrains et à nos marraines, aux institutions qui soutiennent d’une manière ou d’une autre le Secours populaire », explique Thierry Robert, secrétaire national et directeur général de l’association.

Contrastant avec le ministère des Finances, son voisin, le Musée des Arts forain convoque l’univers des manèges et des gens qui les font vivre. Une tonalité féérique se enveloppe la cours pavée qui y mène, au rythme des figurines qui décoraient les attractions en bois façon XIXe siècle agrémentées en ce moment de guirlandes de Noël. À l’intérieur, les visiteurs peuvent jouer au chamboule-tout représentant les pieds nickelés, un agent de police et un loup de mer, lancer des balles de caoutchouc pour faire avancer leur cheval de course ou tourner dans un manège à condition de pédaler !

De nombreux parrains et marraines étaient présents

Le journaliste de France 2 Julian Bugier était présent, aux côtés de sa consœur Valérie Trierweiler, ainsi que l’actrice Saida Jawad, monseigneur Jacques Gaillot ou Jean Epstein, psychosociologue expert de la petite enfance, entre autres invités. Le présentateur Raphal Yem a animé la soirée, rappelant l’action en cours des Pères Noël verts, qui collectent partout en France de quoi aider le Père Noël rouge afin qu’aucun enfant ne se retrouve sans rien au pied du sapin : « Je me rappelle très bien avoir vécu cette situation étant petit, aucun enfant ne devrait avoir à vivre quelque chose comme ça. »

Les participants ont assisté à un défilé « de mannequins d’un jour », à savoir des bénévoles et des personnes aidées, qui ont confectionné des vêtements à partir de tissus collectés par le Secours populaire et avec l’aide de deux créateurs strasbourgeois. Les robes confectionnées avec des capsules de café ou la veste taillée dans un sac bleu Ikea, doublée d’un revers jaune ont été beaucoup applaudies. Tout comme les robes de mariées ou celles d’été agrémentées de papillons rose et gris. Parfois plus ou moins à l’aise, les mannequins d’un jour ont relevé le défi. « Défiler a été un grand plaisir et représenté le travail du Secours populaire une fierté », confie pour sa part Joëlle, bénévole venue de la région de Toulouse, à l’issue du défilé.

"Permettre à chacun de vivre dignement"

Au nom de l’association, Henriette Steinberg a dressé des perspectives : « Nous faisons confiance aux humains de notre temps et au premier chef aux enfants copain du monde. (…) Ainsi convoquerons-nous en 2020 les États Généraux de l’enfance pour permettre aux enfants de proposer des mots et des actes qui feront vivre la Convention internationale des droits de l’enfants, dont le 30e anniversaire vient d’être célébré. Nous convoquerons aussi le Festival des Solidarités qui réunira en Octobre les Jeunes solidaires de France et d’Europe continentale à Orsay, terre universitaire et de recherche en Essonne. »

Parmi les copains du monde présents, Sofiane et Nayla, 13 et 14 ans, formulent leurs propres voeux pour l’année à venir : « Qu’il y ait moins de personnes souffrant de la pauvreté et plus de bénévoles pour leur venir en aide. » Comment ne pas être d’accord ?  « C’est bien en agissant ensemble que nous contribuerons à permettre à chacun de vivre dignement et d’offrir le nécessaire aux siens, détaille Henriette Steinberg. C’est à dire de quoi manger convenablement, en suffisance, sans détruire le monde qui appartient à tous, les moyens d’étudier et de veiller à ce que le ‘‘progrès’’ ne se transforme pas en fossoyeur de l’espèce. »

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