Villages copain du Monde : des échanges sur toute la planète [Archivé]

Un nouvel été de villages copains du Monde, avec ses échanges entre enfants venant de milieux et de pays différents. Certains d’entre eux se déroulent à l’étranger, des petits français partent alors découvrir des pays et des nouveaux copains.

Des enfants du monde entier viennent aux villages copains du Monde. Réciproquement, des petits français sont invités à participer à des villages copain du Monde à l'étranger.
Lara Jacinta

Du 9 juillet au 31 août, des milliers d’enfants de France et du monde se retrouvent dans les villages copains du Monde. Si 21 se tiennent dans l’Hexagone, 13 autres ont lieu à l’étranger.

En France, des enfants de dizaines de pays sont invités : Albanais, Burkinabés, Camerounais, Centrafricains, Comoriens, Congolais, Coréens du nord, Ethiopiens, Gambiens, Ghanéens, Guinéens, Ivoiriens, Kosovars, Libanais, Malgaches, Maliens, Mauritaniens, Népalais, Palestiniens, Philippins, Portugais, Sénégalais, Togolais et Ukrainiens.

S'enrichir tout en s'amusant

Le but ? Chacun s’enrichit des autres tout en s’amusant. Les copains du Monde visitent des lieux historiques, comme le château du Haut-Koenigsbourg (Alsace), découvrent des actions de protection de l’environnement, profite de moments de baignade et mènent des ateliers autour des droits de l’enfant.

« Les 75 enfants du village copain du Monde de Meyras ont visité la célèbre Grotte Chauvet et découvert un millier de peintures et de gravures rupestres », se réjouit Claude Esclaine, secrétaire générale de la fédération de l’Ardèche du Secours populaire.

Des « passeurs de solidarité »

Dans le même temps, le Secours populaire organise également des villages d’enfants « copain du Monde » à l’étranger, au cours des mois de juillet et d’août, en lien avec ses partenaires locaux. Au Liban, 400 enfants libanais pauvres partagent des heures heureuses avec des enfants palestiniens et syriens, tous réfugiés. À Gaza, près de 700 petits palestiniens mettent un peu de couleurs dans un quotidien très sombre marqué par un terrible blocus. En Haïti, 100 enfants se réunissent joyeusement.

Dans le même temps, des gamins français sont invités au Maroc, en Grèce et à Madagascar. Ils participent ainsi aux villages copain du Monde locaux. Émerveillement et dépaysement garantis ! De ces rencontres, de cet élargissement de leur horizon au contact de cultures si différentes et de contraintes si fortes liées à une très grande pauvreté, vont naitre une envie d’agir chez ces enfants. Les expériences des années passées permettent de l’anticiper. De retour chez eux, ils deviendront très probablement des « passeurs de solidarité ».

Ces villages « font pousser les graines de la fraternité dans plusieurs pays du monde », aimait à dire Julien Lauprêtre, le président du Secours populaire aujourd’hui disparu.

Mots-clés