Le sport, « un droit fondamental pour tous » [Archivé]

La pratique sportive est très dépendante du niveau de revenus, de la localisation du domicile (près ou loin des infrastructures) ou des représentations de genres. Le Secours populaire intègre l’accès au sport dans ses actions de solidarité, au même titre que l’aide alimentaire et vestimentaire, du droit aux vacances, à la culture et aux soins.

Parce que le sport permet de s'épanouir, le Secours populaire accompagne des milliers d'enfants sur l'accès au sport. Avec Kinder+Sport, 1.246 enfants ont pu pratiquer celui de leur choix l'année 2016/2017.

« Nous répondons d’abord aux situations d’urgence, mais grâce à la relation que les bénévoles établissent avec les personnes accueillies par le SPF, nous vérifions au fil du temps si les membres d’une famille, en particulier les enfants, font du sport et quelles aides nous pouvons solliciter ou apporter, car sa pratique est un droit ouvert à tous », relève Christian Lampin, secrétaire national chargé de l’accès au sport au SPF.

Des milliers de licences offertes

Pour les enfants et les adolescents des familles aidées par le Secours populaire sont  accompagnés par les bénévoles aux clubs sportifs locaux. Les principales disciplines pratiquées sont le football, la natation, le judo ou encore la gymnastique. Le manque d’argent rend l’accès à la pratique sportive plus difficile. Cotisation, chaussures, maillot… La facture grimpe vite.

Grâce à plusieurs partenariats, avec Kinder ou avec la Fondation FDJ notamment, des équipements sportifs sont offerts, ainsi que près de 1100 licences pour l’année en cours. En quelques années, au total, ce sont plus de 6 000 licences dans 75 disciplines différentes qui ont été ainsi financées.

Un droit à faire vivre

Ce bénévolat est nécessaire dans un contexte où les obstacles socio-économiques à l’accès au sport sont forts puisque les principaux outils de la diffusion des activités physiques, l’investissement public et la stabilité de l’emploi, sont en crise, comme le souligne Patrick Mignon, sociologue à l’Institut national des sports et de l’éducation physique (Informations sociales, n°187, 2015).

L'UNESCO a décrit, en 1978, le sport et l'éducation physique comme un « droit fondamental pour tous », rappellent les Nations Unies qui ajoutent qu’aujourd'hui encore « le droit de jouer et de faire du sport est souvent ignoré » dans les faits. La Journée internationale du sport au service du développement et de la paix s’est tenue le 6 avril dernier.

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