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Depuis des années, je ressens une profonde émotion lorsque j’aperçois ces images : celles du Secours populaire qui emmène des enfants voir la mer (…). Toucher l’eau, sentir le sable, le sel sur les doigts, pour la première fois voir un horizon, un infini, le temps d’une journée. (…) Alors qu’un enfant sur trois ne part pas l’été, l’association permet à plus de 50 000 enfants de profiter d’une journée d’activité à la mer, à la montagne ou dans un parc d’attractions. Grâce à vous, grâce à vos dons, ils vont pouvoir raconter leurs souvenirs de vacances à leurs amis.

Merci pour eux !
 

Daphné Bürki, animatrice de télévision et de radio,
marraine de la campagne Vacances d'été 2018,
du Secours populaire français.

« Grâce à vos dons, ils vont pouvoir raconter leurs souvenirs de vacances »

Avec cette 2e édition de recto/verso, on nous redonne la possibilité de contribuer collectivement en tant qu’artiste à une action concrète. Toutes ces voix qui s’unissent pour un résultat tangible créent une belle dynamique.

Pour cette 2e édition, je suis prête à participer aux visites des médiateurs de la Fondation et du SPF : c’est intéressant et très important.

Eva Nielsen, plasticienne, participe pour la deuxième fois à recto/verso.

Eva Nielsen, plasticienne, participe pour la deuxième fois à recto/verso

Avec l’atelier d’écriture du SPF et de l’association Lire écrire agir, je suis devenue une autre. On analyse les textes, on va jusqu’au fond des choses : j’ai appris à ne plus avoir de préjugés sur l’autre. J’ai lu Levinas, Lacan… Je ne connaissais pas tout ça, maintenant je m’éclate. Écrire, c’est être libre : cela a donné un sens à mon existence.
L’éducation populaire est aussi une revanche sur ma vie, moi qui rêvais de faire des études. Pendant des années, je ne me sentais pas capable : au SPF, on m’a donné ma chance et j’apprends à plus de 56 ans. Le jour où je fermerai les yeux, je pourrai me dire : “Putain Véro, t’as bien évolué !” 

Véronique, auxiliaire de vie et bénévole (témoignage recueilli par Fabienne Chiche pour Leurs mots pour le dire.).

Véronique : « Écrire, c’est être libre »

Cela fait sept ans que l’on n’est pas partis en vacances : on en avait besoin. On va se retrouver en famille, un peu plus libre : vivre toute l’année en Île-de-France, ce n’est pas évident. [Ces vacances à Gruissan dans l’Aude], c’est changer de région et de cap ! Cela nous fera du bien.

On a regardé le programme et l’on compte pratiquer les activités ensemble, souligne Joël, le grand-père, qui part avec son épouse Danielle, sa fille Estelle, mère isolée, et son petit-fils Maeron, 10 ans.

La visite de la réserve africaine est très attendue par toute la famille. Avec la piscine et le quartier libre !, complète Maeron, qui appréhende le char à voile, mais se réjouit de faire du bateau électrique et du vélo avec [s]a mère. Je compte m’entraîner aux dérapages !

Famille accueillie par la fédération du Val-d’Oise.

"Cela fait sept ans que l'on n'est pas partis en vacances : cela va nous faire du bien"

Pour la première édition de recto/verso, des visites spécifiques menées par un médiateur de la Fondation Louis Vuitton et un bénévole du Secours populaire français ont été organisées pour les élèves des cours d’alphabétisation, les familles et les seniors accueillis par le SPF. Cela a marché car nous sommes des bénévoles assez nombreux et que chacun peut trouver sa voie : moi par exemple, avec les seniors.

Pour intéresser ces différents publics, cette découverte doit être émotive et ludique, avec des œuvres qui interfèrent avec leur vécu et leurs ressentis. Il faut que cette visite qui leur est dédiée soit jubilatoire. Cela a été le cas, notamment avec l’exploration du bâtiment et de ses terrasses qui est magnifique en lui-même. Pour rendre attractives ces visites, nous avons longuement discuté avec les médiateurs de la Fondation habitués à un public de connaisseurs et choisi ensemble 4-5 œuvres parlantes et visuelles dans les collections permanentes de la Fondation.

Frédéric Dufour, 59 ans, médiateur SPF pendant recto/verso et bénévole référent culture à la fédération de Paris

Frédéric Dufour, bénévole au Secours populaire, médiateur lors de l’exposition recto/verso

Convergence 345, Leterrier

Brassant les générations et les cultures, l’éducation populaire est un véritable laboratoire du vivre-ensemble. Les valeurs qui l’animent, hier comme aujourd’hui, sont essentielles pour construire un monde de paix et de solidarité. Bien plus qu'un palliatif aux carences de l’État ou qu’un correctif aux inégalités sociales, économiques et culturelles (ce qu’elle est également), l’éducation populaire est aussi et surtout un mouvement original et spécifique dont l’émancipation et la dignité humaine sont les raisons d’être.

Jean-Michel Leterrier, syndicaliste et essayiste.

Jean-Michel Leterrier, ancien ouvrier, syndicaliste, docteur en esthétique, maître de conférences à l’université d’Aix-en-Provence, écrivain

Pendant les distributions de l’aide d’urgence, nous mettons de côté nos propres difficultés matérielles – perte de notre travail ou de notre logement – pour apporter du réconfort aux personnes qui viennent vers nous, témoigne Jeff Pierre, travailleur social et bénévole du Secours populaire français à Saint-Martin. Mon souhait serait d’avancer dans la reconstruction et de créer à Saint-Martin un comité du SPF animé par les bénévoles : les Saint-Martinois se sont toujours pris en main.
 

Jeff Pierre, travailleur social, bénévole du Secours populaire français à Saint-Martin

 

Jeff Pierre, travailleur social, bénévole du Secours populaire français à Saint-Martin

Depuis trente ans, la précarité ne cesse de s’accroître. (...) C’est pourquoi, nous devons tous nous sentir concernés pour soutenir l’association et aider ainsi les plus modestes.

Thierry Marx, parrain de la campagne Pauvreté-Précarité 2018

Si le droit à l’alimentation est reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée en 1948, force est de constater qu’il est loin d’être toujours satisfait, même dans un pays comme la France. Alors que les Français sont sans cesse soumis à l’injonction de bien manger (ni trop gras ni trop sucré, équilibré, bio, local etc.), il est utile de rappeler que pour plus d’un Français sur cinq, se procurer une alimentation saine permettant de faire 3 repas par jour est un objectif presqu’inatteignable en raison de leurs manques de ressources financières.

Comment prendre en compte les recommandations nutritionnelles sans cesse rappelées quand on a un revenu modeste, et que l’on peine à consommer des fruits et légumes frais, de la viande ou du poisson ne serait-ce qu’une fois par semaine ? Quand même payer la cantine des enfants est compliqué, voire impossible ? Comment ne pas être culpabilisé quand on a des fins de mois difficiles, et que l’unique solution dont on dispose est de se tourner vers les aliments les moins chers mais dont les qualités nutritionnelles ne sont pas forcément les meilleures ?

Face à cette réalité, les Français sont massivement convaincus de l’importance de la préservation du financement de l’aide alimentaire aux plus démunis, essentielle non seulement pour parer à l’urgence de la faim, mais aussi pour détecter d’autres problèmes et urgences moins visibles, permettant de trouver des solutions plus durables afin de sortir de la spirale de la pauvreté.

 

Amandine Lama, directrice clientèle - Ipsos

Jean-Philippe, bénévole à Dijon

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