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Avec Pauvres de nous, j’ai voulu montrer les impacts de la pauvreté à travers différentes tranches d’âge. Je suis entrée en contact avec Christine et sa famille, grâce à la fédération du Maine-et-Loire du SPF. Leur séjour à la mer, en Vendée, ouvre le film. Cela a été pour eux un véritable bol d’air hors d’un quotidien marqué par les privations et la nécessité de faire face constamment aux urgences. Avec la mer, la piscine, la vie au camping, ils se sont créé une bulle. La joie était d’autant plus perceptible que c’était la première fois qu’ils partaient tous ensemble. Les moments de partage au sein de la famille étaient très forts. Que ce soit pour les vacances, la rentrée scolaire, la collecte de nourriture, le SPF est présent aux moments clés de leur vie.

Claire Lajeunie, journaliste et réalisatrice
du documentaire Pauvres de nous

Un membre du SPF m’a contactée et m’a dit que des enfants de métropole avaient fait des dessins pour les offrir à des élèves de notre école à Saint-Martin, où certaines familles ont vraiment tout perdu. C’est très intéressant que les enfants de Saint-Martin voient que d’autres personnes dans le monde pensent à eux et souhaitent les aider dans cette dure épreuve. Le Secours populaire est venu nous apporter du matériel scolaire et nous propose des ballons de foot : là aussi, cela va nous aider et permettre à pas mal de classes de redémarrer leurs cours d’éducation physique et sportive.

Béatrice Pablon, institutrice à l’école primaire Marie-Amélie Leydet, de Saint-Martin

Actuellement, il existe 80 relais-santé au sein de l’association. Ils accueillent régulièrement des personnes aidées et sont tenus par des professionnels de la santé bénévoles. Ceux-ci leur apportent les bonnes réponses et les orientent. Notre démarche est simple:ne pas nous substituer aux professionnels de santé mais les associer à notre démarche d’accompagnement. Nos actions sont diverses : prévention avec des associations partenaires, prise en charge de personnes pour qu’elles bénéficient du bilan santé gratuit de la Sécurité sociale, aides pour la prise en charge médicale.

La santé, c’est tout ce qui touche aux maladies physiques mais aussi, au bien-être psychologique des individus. Cela peut sembler facile de reprendre la formule « bien dans sa tête, bien dans son corps », mais c’est pourtant la réalité. D’où l’importance de la prévention, notre public ne se soucie pas de sa santé. Priorité est donnée aux difficultés quotidiennes et matérielles.

Nous réfléchissons à nous déployer dans des zones rurales isolées avec des antennes santé mobiles. Le 7 avril 2018, Journée mondiale de la santé nous organisons des événements dans 15 fédérations autour de cette thématique. Nous nous saisissons de cet événement pour organiser des Journées santé. Bien évidemment, c’est l’occasion pour nos dirigeants locaux de faire connaître ce qu’ils font dans ce domaine et d’interpeller les médias sur la situation sanitaire de notre pays. Mais il est tout aussi important de faire la démonstration que nous agissons tout au long de l’année pour faire vivre le droit à la santé et pas seulement le 7 avril.

Houria Tareb, secrétaire nationale chargée des questions Santé

Le sud de Madagascar est sous le coup d’une terrible sécheresse qui met 1,2 million d’habitants en grande insécurité alimentaire. Nous avons acheminé 50 tonnes de maïs, de riz et de manioc séché. Nous étudions la réalisation de bassins de rétention des eaux de pluie car la question alimentaire ne peut pas faire abstraction du problème de l’apport en eau. Celle-ci doit être en quantité suffisante pour amener les récoltes à maturité et elle doit aussi être de bonne qualité pour éviter les épidémies, notamment de diarrhées qui sont mortelles pour les enfants et les personnes vulnérables.

Randrianalison Andrianomentsoa,
médecin et président du Comité de solidarité de Madagascar, partenaire du SPF.

Cela fait sept ans que l’on n’est pas partis en vacances : on en avait besoin. On va se retrouver en famille, un peu plus libre : vivre toute l’année en Île-de-France, ce n’est pas évident. [Ces vacances à Gruissan dans l’Aude], c’est changer de région et de cap ! Cela nous fera du bien.

On a regardé le programme et l’on compte pratiquer les activités ensemble, souligne Joël, le grand-père, qui part avec son épouse Danielle, sa fille Estelle, mère isolée, et son petit-fils Maeron, 10 ans.

La visite de la réserve africaine est très attendue par toute la famille. Avec la piscine et le quartier libre !, complète Maeron, qui appréhende le char à voile, mais se réjouit de faire du bateau électrique et du vélo avec [s]a mère. Je compte m’entraîner aux dérapages !

Famille accueillie par la fédération du Val-d’Oise.

Avec l’atelier d’écriture du SPF et de l’association Lire écrire agir, je suis devenue une autre. On analyse les textes, on va jusqu’au fond des choses : j’ai appris à ne plus avoir de préjugés sur l’autre. J’ai lu Levinas, Lacan… Je ne connaissais pas tout ça, maintenant je m’éclate. Écrire, c’est être libre : cela a donné un sens à mon existence.
L’éducation populaire est aussi une revanche sur ma vie, moi qui rêvais de faire des études. Pendant des années, je ne me sentais pas capable : au SPF, on m’a donné ma chance et j’apprends à plus de 56 ans. Le jour où je fermerai les yeux, je pourrai me dire : “Putain Véro, t’as bien évolué !” 

Véronique, auxiliaire de vie et bénévole (témoignage recueilli par Fabienne Chiche pour Leurs mots pour le dire.).

Pour la première édition de recto/verso, des visites spécifiques menées par un médiateur de la Fondation Louis Vuitton et un bénévole du Secours populaire français ont été organisées pour les élèves des cours d’alphabétisation, les familles et les seniors accueillis par le SPF. Cela a marché car nous sommes des bénévoles assez nombreux et que chacun peut trouver sa voie : moi par exemple, avec les seniors.

Pour intéresser ces différents publics, cette découverte doit être émotive et ludique, avec des œuvres qui interfèrent avec leur vécu et leurs ressentis. Il faut que cette visite qui leur est dédiée soit jubilatoire. Cela a été le cas, notamment avec l’exploration du bâtiment et de ses terrasses qui est magnifique en lui-même. Pour rendre attractives ces visites, nous avons longuement discuté avec les médiateurs de la Fondation habitués à un public de connaisseurs et choisi ensemble 4-5 œuvres parlantes et visuelles dans les collections permanentes de la Fondation.

Frédéric Dufour, 59 ans, médiateur SPF pendant recto/verso et bénévole référent culture à la fédération de Paris

Depuis des années, je ressens une profonde émotion lorsque j’aperçois ces images : celles du Secours populaire qui emmène des enfants voir la mer (…). Toucher l’eau, sentir le sable, le sel sur les doigts, pour la première fois voir un horizon, un infini, le temps d’une journée. (…) Alors qu’un enfant sur trois ne part pas l’été, l’association permet à plus de 50 000 enfants de profiter d’une journée d’activité à la mer, à la montagne ou dans un parc d’attractions. Grâce à vous, grâce à vos dons, ils vont pouvoir raconter leurs souvenirs de vacances à leurs amis.

Merci pour eux !
 

Daphné Bürki, animatrice de télévision et de radio,
marraine de la campagne Vacances d'été 2018,
du Secours populaire français.

Avec cette 2e édition de recto/verso, on nous redonne la possibilité de contribuer collectivement en tant qu’artiste à une action concrète. Toutes ces voix qui s’unissent pour un résultat tangible créent une belle dynamique.

Pour cette 2e édition, je suis prête à participer aux visites des médiateurs de la Fondation et du SPF : c’est intéressant et très important.

Eva Nielsen, plasticienne, participe pour la deuxième fois à recto/verso.

Convergence 345, Leterrier

Brassant les générations et les cultures, l’éducation populaire est un véritable laboratoire du vivre-ensemble. Les valeurs qui l’animent, hier comme aujourd’hui, sont essentielles pour construire un monde de paix et de solidarité. Bien plus qu'un palliatif aux carences de l’État ou qu’un correctif aux inégalités sociales, économiques et culturelles (ce qu’elle est également), l’éducation populaire est aussi et surtout un mouvement original et spécifique dont l’émancipation et la dignité humaine sont les raisons d’être.

Jean-Michel Leterrier, syndicaliste et essayiste.

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