Hérault - Collecte pour la précarité menstruelle des femmes

La commission SANTE va à la rencontre des personnes accueillies et des bénévoles des structures héraultaises pour aborder toutes les thématiques concernant la santé de la femme. Pour ouvrir ce grand chantier, il nous est apparu l’intérêt de lutter contre la précarité menstruelle, sujet qui touche nombre de femmes que nous rencontrons et qui manifestent toutes la difficulté que pose l’achat de protections périodiques de qualité.

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Selon l’association « Règles élémentaires », en France aujourd’hui 1,7 million de femmes sont victimes de précarité menstruelle.

La précarité menstruelle touche en premier lieu :

  1. Les femmes sans domicile fixe, environ 40 000 femmes.
  2. Les étudiantes pauvres, rapporté au nombre de femmes inscrites dans l’enseignement supérieur, cela concerne 270 000 étudiantes. Des décisions politiques de certains chefs d’établissement ou présidents d’université ont permis l’installation de distributeurs de tampons et serviettes jetables.
  3. Les femmes les plus précaires.

D’après une étude réalisée par le journal Le Monde en 2019, dans sa vie, une femme dépense en moyenne 3 800 euros en hygiène menstruelle, cette somme pouvant représenter jusqu’à 5 % du budget d’une femme. En effet, outre les protections hygiéniques, d’autres dépenses directement liées aux menstruations, telles que les antidouleurs ou les rendez-vous gynécologiques, sont également à prendre en compte. Les protections hygiéniques représentent à elles seules un budget allant de 5 à 7 euros par mois, selon les associations.

Nous allons dans un premier temps collecter, chez nos partenaires, tous les types de protections hygiéniques :

  • Coupe menstruelle
  • Serviettes lavables
  • Serviettes jetables
  • Tampons
  • Culottes menstruelles

Mais cette collecte est ouverte à toutes et à tous ! Vous pouvez déposer vos dons dans la structures Spf34 la plus proche, ou contactez la commission SANTE :
prevention.sante@spf34.org // 04 99 74 23 80

Les produits récupérés seront distribués aux femmes accueillies de nos structures lors de rencontres où seront abordés tous les sujets liés aux règles, à la contraception, à la parentalité…, mais aussi les violences intrafamiliales, la ménopause, les dépistages des cancers, la santé psychique.

La mise en place de dispositifs de lutte contre la précarité menstruelle ne devrait pas reposer uniquement sur les initiatives locales, départementales ou régionales, associatives.

Il est urgent de généraliser la gratuité des protections périodiques.

Catherine COUTY – Commission Santé
prevention.sante@spf34.org

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