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Nous apportons un soutien inconditionnel à ceux que la pauvreté laisse sur le bord de la route.

Offrons encore de beaux jours à nos aînés dans la précarité. Il est révolu l’âge d’or des seniors. (…) Votre solidarité est un vrai rempart pour soulager leur quotidien difficile. Écoute, partage, aide alimentaire, vestimentaire, loisirs, vacances... Offrez de l’espoir aux seniors en soutenant nos actions.

Pierre Arditi, comédien et parrain de la campagne Pauvreté-Précarité du SPF

A bientôt 70 ans, Charlotte est obligée de continuer son activité de bouquiniste sur les bords de la Seine.

Parisienne de naissance, j’habite rue Saint-Maur (10e) dans un appartement hérité de maman. Comme je suis propriétaire, je n’ai pas droit au minimum vieillesse : je touche 580 euros de retraite par mois que j’ai prise en décembre 2012 à 65 ans. C’est pourquoi je dois continuer mon activité de bouquiniste qui a été celle de presque toute ma vie. Une fois payées mes charges, j’ai six euros par jour pour vivre. Ça va car je déjeune au restaurant Paris Emeraude, un repas équilibré pour trois euros. Cela me suffit : je ne mange pas le soir. Je fais très attention à ne pas être à découvert, ce qui peut m’arriver une fois par an.

J’ai commencé ma vie professionnelle dans l’enseignement à 22 ans en tant que maîtresse auxiliaire, mais je n’avais pas la vocation. Mon rêve, c’était d’avoir une librairie avec une échelle en bois. À 27 ans, j’ai eu pendant quatre ans ma petite librairie située rue Dunkerque entre Barbès et Anvers. À l’époque, je payais 300 francs de loyer, mais j’avais très froid l’hiver. Comme cela ne marchait pas trop, j’ai fait ma demande pour être bouquiniste.

J’exerce ce métier depuis 1981 et je le ferai tant que je peux, mais là je commence à faiblir – je vais avoir 70 ans. Mon voisin est obligé de m’ouvrir et de me fermer la plus lourde de mes quatre boîtes. Elles sont dans un sale état, mais je ne fais pas de travaux à mon âge : je vis sur mon acquis !

Ce qui me distingue, c’est que je suis une femme et il n’y en a pas beaucoup rive gauche sur le quai des Grands Augustins où je travaille, en face du cabaret L’Écluse, qui a vu débuter Brassens et Barbara. Notre clientèle vieillissante est majoritairement constituée de messieurs âgés qui ont connu le bon moment du livre, les reliures, les grands papiers. Les touristes avec leurs tablettes ne s’intéressent pas aux ouvrages des bouquinistes. Classés au patrimoine mondial de l’Unesco, nous faisons partie du paysage parisien et on ne peut pas nous toucher. Mais c’est un métier dur : l’hiver, on a froid et l’été, on subit la canicule. C’est plein sud, pas un arbre, aucune ombre : il y a de quoi mourir !

Je choisis mes horaires : l’après-midi de toute façon, en général entre 13 h 30 et 19 heures, quatre jours par semaine au minimum et systématiquement les week-ends, sauf jour de pluie ou de tempête. Je travaille toute l’année : pas de vacances, les intempéries suffissent.

Je suis obligée de continuer, mais c’est quand même ma vie et un plaisir : cela me distrait et me rapporte entre 100 et 200 euros bruts par mois – je paye 13,6 % de charges au RSI. Cela me permet de voir venir un petit peu, mais je ne peux pas partir au club Med ! Pour profiter de quelques jours de congé, je vais au Secours populaire. J’ai été éblouie par les actions du SPF de Paris : avoir huit jours de vacances pour 100 euros, c’est le rêve. J’ai fait trois voyages avec eux et je suis devenue bénévole. Depuis deux ans, je trie les dons à la boutique de la solidarité, qui propose des vêtements aux personnes aidées : l’ambiance est très sympa. Le SPF, qui organise des sorties, m’a permis de découvrir des quartiers de Paris et le 17 août, je suis parti en croisière pour le banquet des cheveux blancs à Joinville. J’adore : j’y danse comme une folle. Le SPF, ils font fort.

Alain, 68 ans, retraité, vit dans sa voiture à Paris, sans domicile fixe

Je vis à la rue depuis quatre ans. Après un accident grave, puis un long coma, ma vie a basculé… Je suis devenu un éternel précaire. J’étais cadre dirigeant, la transition est dure au début. Je me prive de tout. Je m’estime heureux, car les statistiques de l’espérance de vie, quand on est à la rue, c’est 49 ans : j’en ai 68… Parfois, on peut perdre espoir. Mes enfants sont en province et ne connaissent pas vraiment ma situation. Je reprends espoir en pensant à mes petits-enfants que je vais serrer bientôt dans mes bras et aux vacances que m’offre le SPF en septembre… le temps d’une semaine, reprendre des forces pour survivre.

Aux Antilles, nous poursuivons nos actions pour les sinistrés des ouragans. Nous multiplions les distributions de bâches, tentes, kits d'hygiène et denrées alimentaires.

Ça me met en colère d’entendre que c’est le destin, que l’on est né sous une mauvaise étoile. Il faut se battre, être acteur de sa vie et non spectateur.

Et surtout, surtout (...) disons à nos enfants qu'ils arrivent sur terre quasiment au début d'une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils sont encore aux tout premiers chapitres d'une longue et fabuleuse épopée dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire les inévitables auteurs. Il faut qu'ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Comme Béatrice, des dizaines de bénévoles se sont mobilisés à Saint-Martin, après les ouragans. Avec eux, nous agissons sans relâche.

Emmanuel a perdu sa maison dans les ouragans qui ont frappé les Antilles. Engagé à nos côtés, il témoigne de la situation sur place.

Salut c’est Pierre Perret. Souvenez-vous de vos moments de bonheur, de vos plus belles rencontres, de vos plus grands fous rires, des jours heureux qui ont marqué votre vie… Ce bonheur, pourquoi un jour le laisser disparaitre ? Pourquoi ne pas le partager ? En faisant un legs au Secours populaire, vous transmettrez ce bonheur à ceux qui en ont le plus besoin.

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