Malgré l'urgence sanitaire, le SPF poursuit les distributions alimentaires

Alors que la France a mis en place des mesures de confinement, le SPF et l’ensemble de ses bénévoles restent mobilisés. Respectant les gestes barrières ils sont plus que jamais aux côtés de tous ceux qui aujourd’hui, sont en grande difficulté.

A Metz les peronnes aidées par le SPF viennent chercher leurs colis.
SPF/57

Depuis le 16 mars alors que le confinement est obligatoire pour tous, le Secours populaire poursuit ses actions de solidarité auprès des familles qui sont dans des situations extrêmement difficiles. Dans toutes les fédérations, il a été décidé de maintenir l’aide alimentaire, malgré parfois le manque de bénévoles. Cette situation inédite pour l’association conduit les équipes du SPF à s’adapter pour poursuivre les distributions alimentaires. Comme l’explique Marie-Françoise Thull, secrétaire générale de la fédération de la Moselle : « Pour poursuivre nos distributions nous avons annulé certaines de nos activités, et cela pour que nos forces bénévoles se concentrent sur que nous considérons comme essentiel aujourd’hui, l’aide alimentaire. Et même, si les magasins d’alimentation restent ouverts, les personnes que nous aidons n’ont bien sûr, pas les moyens d’y faire leurs courses. »

L’objectif est de poursuivre une aide au moins tous les 15 jours au siège du SPF à Metz au lieu d’une fois par semaine. Et c’est sur rendez-vous que les personnes sont reçues. Bien évidemment les colis sont plus fournis pour que les familles aient de quoi tenir deux semaines.

Distributions mobiles

Pour protéger les bénévoles et les personnes accueillies, masques et gants sont obligatoires. La distance d’un mètre entre chacun est aussi respectée. A l’intérieur des locaux, les bénévoles préparent les colis et les passent par la fenêtre, aux familles qui restent dehors.

Pour ceux qui ne peuvent se déplacer des équipes mobiles se rendent à domicile avec les camionnettes du SPF.

Les personnes vivant à l’hôtel ou en hébergement d’urgence sont aussi livrées chez elles. Car, comme le précise Marie-Françoise

Thull : « Tous les migrants-réfugiés que nous aidons ne veulent pas venir chercher leur colis, car même si  nous leur proposons de leur donner l’attestation de déplacement dérogatoire, ils savent que sans papiers ils risquent de se faire arrêter. La police demandant les papiers. »

Pour maintenir cette activité, la fédération a lancé un appel au bénévolat ainsi qu’aux dons, il y a deux jours. Tous ceux, actifs sur le terrain en attendent beaucoup. En effet, pour continuer il faudra du monde et aussi des fonds, car si l’activité de solidarité se poursuit, le confinement annule toutes initiatives de collectes financières. 

Envoi de bons d’achats

A mille kilomètres de là, au comité de Sainte-Tulle dans les Alpes de Hautes-Provence une équipe réduite de bénévoles continue son activité. Après l’annonce du confinement, une réunion a rassemblé les 20 bénévoles du comité, inquiets de ne pas avoir de masques, de gel et de gants pour la prochaine distribution. Pour remplier leur mission ils  ont donc décidé de ne faire que de la solidarité mobile. Ainsi, avec 5 bénévoles par équipes, des colis vont être préparé en 2 ou 3 jours, puis par équipe de deux, les bénévoles iront dans les quartiers, en ayant téléphoné au préalable. A l’aide du plan de la ville, des zones ont été délimitées, l’idée étant de ne pas faire trop de déplacements et de centraliser les dépôts de colis devant les portes. Selon Joëlle Guichard : « Nous devrions arriver à faire notre tournée en une semaine. En attendant nous avons aussi décidé que les familles devaient aussi pourvoir faire des courses, pour cela nous leur avons adressé des bons d’achats d’un montant de 40 euros. »

Imprimer des attestations

Autre problème auquel ont été confrontés les bénévoles du comité de Saint-Tulle, la difficulté pour les familles d’imprimer l’attestation de déplacement dérogatoire. Plusieurs centaines de ces formulaires ont donc été imprimées et envoyées par la poste ou déposées dans les boîtes aux lettres.

Pour rassurer, pour aider au mieux et accompagner toutes celles et tous ceux qui sont en précarité, les bénévoles ont téléphoné aux 100 familles suivies par le comité « En cette période particulière, ne pas laisser seules des personnes qui le sont déjà beaucoup est de notre devoir » tient à souligner Joëlle Guichard.

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