Aide alimentaire

Le droit à l’alimentation est reconnu depuis la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée en 1948. Pourtant, dans les faits, ce droit est loin d’être satisfait. Depuis 1945, le Secours populaire se mobilise et offre aux plus démunis des produits alimentaires pour répondre à ce besoin vital.

L’aide alimentaire, porte d’entrée des solidarités

La plupart des personnes en difficulté qui pousse pour la première fois la porte d’une permanence d’accueil, de solidarité et de relais-santé sollicite en priorité une aide alimentaire. Les équipes bénévoles ne se contentent pas de leur apporter un soutien pour se nourrir : elles vont les accompagner sur d’autres besoins (santé, logement, endettement, accès aux loisirs et aux vacances…) auxquelles elles ne peuvent plus faire face.
L’aide alimentaire est proposée dans le cadre de « libres-services » où les personnes démunies font leurs courses comme tout un chacun ou sous la forme de paniers de produits alimentaires. Afin de lutter contre l’assistanat, les personnes ainsi aidées sont invitées à contribuer aux actions de solidarité du SPF par une contribution financière symbolique.

Recréer du lien social et sensibiliser à la nutrition

Au-delà de ce soutien matériel, le Secours populaire français développent des initiatives permettant de lutter contre la solitude et de créer du lien social à travers la question de l’alimentaire. Ainsi, certaines de nos antennes créent des « jardins solidaires » : des parcelles cultivables sont mises à disposition des familles en situation de précarité qui entretiennent ensemble un potager dont la production de légumes et de fruits pourra agrémenter leurs repas, voire contribuer à soutenir d’autres personnes aidées par le SPF.
Moments d’échanges et de convivialité, des ateliers « cuisine » sont organisés pour redonner l’envie de cuisiner aux personnes dont le budget nécessite inventivité et débrouillardise. Ils constituent également des instants privilégiés pour évoquer les questions d’équilibre nutritionnel.

Une diversité d’approvisionnement pour offrir une alimentation équilibrée

Afin d’assurer une quantité de produits alimentaires suffisante pour répondre aux besoins des personnes qui nous sollicitent et d’offrir une alimentation équilibrée aux personnes aidées, le Secours populaire français dispose de plusieurs sources d’approvisionnement : programmes européen et national, collectes auprès des particuliers, partenariats avec des industriels et la grande distribution…

  • Le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD) remis en cause après 2013 et le Programme National d’Aide Alimentaire (PNAA) permettent la mise à disposition de denrées de base et de produits transformés.

Depuis 1987, le PEAD permet aux Européens en situation de précarité de se nourrir. En 2012, cela concernait 4 millions de Français et 18 millions d’Européens. Le programme prend fin au 31 décembre 2013, et va être remplacé par un Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) dont le budget pourrait baisser de moitié, voire de 2/3, par rapport à celui du PEAD. En 2012, l’aide du PEAD représentait près de la moitié des produits alimentaires distribués par les bénévoles du Secours populaire français.
Créé en 2004, le PNAA est un complément national lié à la disparition des surproductions de viande dans l’UE. Il permet d’acheter des protéines animales (viandes et poissons) mais aussi des fruits et des légumes, aliments sous-consommés par les personnes les plus démunies.

  • Le Secours populaire français met en place des partenariats avec des industriels et la grande distribution tels que Carrefour, Picard… Cela permet notamment de récupérer des produits frais (légumes, fruits, produits laitiers) qui sont essentiels afin d’assurer un équilibre alimentaire aux personnes démunies.
  • Les bénévoles organisent également régulièrement des actions de collecte auprès des particuliers, à la sortie de supermarchés. Enfin, l’association achète des produits alimentaires avec les dons des particuliers pour compléter l’aide alimentaire proposée aux familles en situation de pauvreté.

Témoignage

Avec ma petite pension, je ne mange qu’une fois par jour, le soir. Le matin, je bois du lait. Je suis venue au Secours populaire pour la première fois il y a quatre mois. Avant je n’osais pas, j’avais honte. Maintenant, grâce à eux, je m’en sors, sinon je ne pourrais même pas manger...

Béa