Ghislaine Morin, Trélazé (Maine-et-Loire)

La semaine de vacances aux Sables-d'Olonne avec le Secours populaire, on ne pensait pas que ce serait aussi bien ! C'était le rêve. Moi, d'ordinaire, je compte tout, même pour acheter de la lessive. Mon ex-mari n'a jamais voulu que je travaille. Après notre séparation, j'ai commencé le parcours du combattant : des stages parfois indemnisés, des emplois aidés... J'ai tout donné, mais je n'ai jamais été embauchée. Après la cinquantaine, ce n'est plus la peine d'essayer. Le système nous casse avant de nous jeter. À 64 ans, le RSA m'octroie royalement 407 euros par mois. J'attends mes 65 ans pour être à la retraite et toucher 150 euros supplémentaires. Si je la prenais tout de suite, je ne pourrais plus vivre.