Les bénévoles agissent contre la faim [Archivé]

Des hommes ont toujours faim en 2019. Comme chaque année, le 15 juin est la Journée mondiale contre ce fléau. Le Secours populaire intervient en France, en Europe et au-delà pour le respect du droit à pouvoir se nourrir.

Les ateliers cuisine, ici avec le chef Thierry Marx, sont un moment d'échanges. Ils permettent aussi d'apprendre à utiliser les produits du FEAD.
Jean-Marie Rayapen

Chaque année, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publie une estimation du nombre de personnes qui ne mangent pas à leur faim. Selon ses calculs, 800 millions de personnes sont dans ce cas. Elles absorbent moins de 1 800 kcal par jour pendant une année. La définition est trop restrictive et sous-estime l’ampleur de ce drame. ONG et universitaires estiment en général que la sous-alimentation chronique affecte en réalité 1,5 milliard d’êtres humains.

Toujours est-il que le nombre officiel de personnes affamées est reparti à la hausse, à cause de l’approfondissement des inégalités de richesses à l’échelle mondiale, le déchaînement de conflits – en particulier, au Yémen, le pays où la situation est la plus révoltante alors que la vie de 18 millions de personnes ne tient plus qu’à un fil – et le réchauffement climatique. Partout, les femmes et les enfants, vivant de l’agriculture, sont les plus exposés à la faim.

Soutenir le droit à l'alimentation

Hors d’Europe, le Secours populaire mène plusieurs programmes de maraîchage (culture de légumes, de légumineuses et de fruits) avec 250 familles paysannes de la commune de Comasagua, au Salvador. Il a fait de même auprès de communautés rurales du Nicaragua. Au Bénin, avec son partenaire local, le CAEB, il a mis en place un programme de trois ans avec apport de semences diversifiées et formations agricoles respectueuses des sols et de l’eau. De même, un grand programme de maraîchage est mené au Mali, avec creusement de puits.

En France, le Secours populaire a apporté de la nourriture à près de 1,8 million de personnes en 2018. Pour cela, ses bénévoles collectent des denrées auprès du grand public et des entreprises, mais s’appuient aussi sur les dotations du Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD). Le FEAD a permis à 16 millions de personnes de s’alimenter en 2018, selon une étude récente de la Commission de Bruxelles. « Les demandes d’aides d’urgence ont explosé ces derniers temps, à Nantes comme dans le bassin ouvrier de Saint-Nazaire, relève Danielle Alexandre, secrétaire générale de la fédération de Loire-Atlantique du Secours populaire. Une seule explication : la précarité ne cesse de s’étendre et les à-coups sont brutaux. » Même quand les indices économiques pourraient faire croire que l’impact de la crise économique majeure, qui s’est ouverte en 2007, s’éloigne de nous.

Les paysannes et les paysans participant à la coopérative Canasta Campesina voient leur niveau de vie s'améliorer.

Les paysannes et les paysans participant à la coopérative Canasta Campesina voient leur niveau de vie s'améliorer.

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