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Depuis trente ans, la précarité ne cesse de s’accroître. (...) C’est pourquoi, nous devons tous nous sentir concernés pour soutenir l’association et aider ainsi les plus modestes.

Thierry Marx, parrain de la campagne Pauvreté-Précarité 2018

Si le droit à l’alimentation est reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée en 1948, force est de constater qu’il est loin d’être toujours satisfait, même dans un pays comme la France. Alors que les Français sont sans cesse soumis à l’injonction de bien manger (ni trop gras ni trop sucré, équilibré, bio, local etc.), il est utile de rappeler que pour plus d’un Français sur cinq, se procurer une alimentation saine permettant de faire 3 repas par jour est un objectif presqu’inatteignable en raison de leurs manques de ressources financières.

Comment prendre en compte les recommandations nutritionnelles sans cesse rappelées quand on a un revenu modeste, et que l’on peine à consommer des fruits et légumes frais, de la viande ou du poisson ne serait-ce qu’une fois par semaine ? Quand même payer la cantine des enfants est compliqué, voire impossible ? Comment ne pas être culpabilisé quand on a des fins de mois difficiles, et que l’unique solution dont on dispose est de se tourner vers les aliments les moins chers mais dont les qualités nutritionnelles ne sont pas forcément les meilleures ?

Face à cette réalité, les Français sont massivement convaincus de l’importance de la préservation du financement de l’aide alimentaire aux plus démunis, essentielle non seulement pour parer à l’urgence de la faim, mais aussi pour détecter d’autres problèmes et urgences moins visibles, permettant de trouver des solutions plus durables afin de sortir de la spirale de la pauvreté.

 

Amandine Lama, directrice clientèle - Ipsos

Convergence 345, Leterrier

Brassant les générations et les cultures, l’éducation populaire est un véritable laboratoire du vivre-ensemble. Les valeurs qui l’animent, hier comme aujourd’hui, sont essentielles pour construire un monde de paix et de solidarité. Bien plus qu'un palliatif aux carences de l’État ou qu’un correctif aux inégalités sociales, économiques et culturelles (ce qu’elle est également), l’éducation populaire est aussi et surtout un mouvement original et spécifique dont l’émancipation et la dignité humaine sont les raisons d’être.

Jean-Michel Leterrier, syndicaliste et essayiste.

Jean-Michel Leterrier, ancien ouvrier, syndicaliste, docteur en esthétique, maître de conférences à l’université d’Aix-en-Provence, écrivain

Pour la première édition de recto/verso, des visites spécifiques menées par un médiateur de la Fondation Louis Vuitton et un bénévole du Secours populaire français ont été organisées pour les élèves des cours d’alphabétisation, les familles et les seniors accueillis par le SPF. Cela a marché car nous sommes des bénévoles assez nombreux et que chacun peut trouver sa voie : moi par exemple, avec les seniors.

Pour intéresser ces différents publics, cette découverte doit être émotive et ludique, avec des œuvres qui interfèrent avec leur vécu et leurs ressentis. Il faut que cette visite qui leur est dédiée soit jubilatoire. Cela a été le cas, notamment avec l’exploration du bâtiment et de ses terrasses qui est magnifique en lui-même. Pour rendre attractives ces visites, nous avons longuement discuté avec les médiateurs de la Fondation habitués à un public de connaisseurs et choisi ensemble 4-5 œuvres parlantes et visuelles dans les collections permanentes de la Fondation.

Frédéric Dufour, 59 ans, médiateur SPF pendant recto/verso et bénévole référent culture à la fédération de Paris

Frédéric Dufour, bénévole au Secours populaire, médiateur lors de l’exposition recto/verso

Pendant les distributions de l’aide d’urgence, nous mettons de côté nos propres difficultés matérielles – perte de notre travail ou de notre logement – pour apporter du réconfort aux personnes qui viennent vers nous, témoigne Jeff Pierre, travailleur social et bénévole du Secours populaire français à Saint-Martin. Mon souhait serait d’avancer dans la reconstruction et de créer à Saint-Martin un comité du SPF animé par les bénévoles : les Saint-Martinois se sont toujours pris en main.
 

Jeff Pierre, travailleur social, bénévole du Secours populaire français à Saint-Martin

 

Jeff Pierre, travailleur social, bénévole du Secours populaire français à Saint-Martin

Jean-Philippe, bénévole à Dijon

C'est difficile de ne pas pouvoir manger trois repas par jour
Héliette, mère au foyer et maman de deux enfants, n'avait plus les moyens de nourrir sa famille pendant une semaine. Après avoir frappé aux portes du Secours populaire français de Nantes, elle a pu, à nouveau, leur offrir trois repas quotidiens. Elle donne son témoignage.

Héliette, aidée par le Secours populaire à Nantes

Ça me fait plaisir d'aider ceux qui en ont besoin
Laureen est bénévole à la fédération du Secours populaire français de la Haute-Garonne. La jeune femme souhaite faire connaître les nombreuses actions du SPF, notamment en direction des jeunes. Nous espérons que son dynamisme et sa motivation pour aider les autres soient contagieux. 

Laureen, bénévole à Toulouse

Faire bouger les choses
Paloma a partagé ses idées sur la nécessité de faire « bouger les choses » au Festival des solidarités de Bruxelles, qui s’est déroulé du 19 au 21 octobre. Elle en revient avec l’envie de s'impliquer encore plus dans la solidarité internationale. Au Secours populaire, nous espérons que son enthousiasme vous convaincra de nous faire partager vos idées et votre énergie !    

Paloma au Festival des solidarités à Bruxelles

Nous n'avons plus de lait à donner. Nos rayons sont vides.
Daniel bénévole à Metz nous fait part des difficultés rencontrées par l'association. Une pénurie de lait a frappé le SPF de la Moselle en juin dernier. Pour y faire face des collectes de briques de lait ont été organisées dans les écoles. Grâce à la mobilisation des copains du Monde, le mouvement d'enfants du SPF, 8 000 litres de lait ont été collectés puis distribués aux familles.

Daniel, bénévole à Metz

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